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BRAHMS // Quintette pour piano et cordes, op.34

Geoffroy Couteau, Quatuor Hermès,

Quand un projet au long cours devient réalisation.
En mars 2016, Geoffroy Couteau publiait l’intégrale de l’œuvre pour piano seul de Johannes Brahms dans un coffret de six albums paru chez La Dolce Volta. Après cette somme, le pianiste affirme sa passion pour le compositeur en poursuivant son aventure musicale avec la réalisation d’une intégrale consacrée à sa musique de chambre avec piano.

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Description

Plus haut bastion de la musique absolue (du moins en apparence), la musique de chambre semble n’avoir plus guère, vers 1860, qu’un défenseur de premier plan en terres austro-allemandes : Brahms reprend un flambeau hérité de Beethoven, de Schubert, de Mendelssohn et du maître Schumann. Le genre, totalement dédaigné – ou presque – par Liszt et Wagner, les hérauts de la « musique nouvelle », sera exploré par Brahms tout au long de sa vie, d’abord comme interprète dès les années quarante, puis à plus de vingt reprises comme compositeur dès 1853, avec le Trio op. 8 (dont l’année 1891 donnera, près de quarante ans plus tard, une nouvelle version), et jusqu’en 1894.

Le piano sera vecteur privilégié de l’expression des vertes années, comme en témoigne entre autres le Quintette op. 34.

Œuvre protéiforme, ce Quintette fut d’abord rédigé pour cordes seules dès 1861.
En septembre 1862, Brahms le signale sous cette forme (avec deux violoncelles) à l’attention du compositeur Albert Dietrich, puis il consulte ses deux experts, Joseph Joachim et Clara (Schumann), qui lui écrit : « Je ne sais comment te dire la grande joie que ton Quintette à cordes m’a donnée », tandis que le violoniste se montre plus réservé : « C’est d’une écriture complexe et je crains que, sans une interprétation vigoureuse, ce quintette ne sonne pas avec clarté ». Une séance privée en 1863 confirme son jugement. Brahms transcrit alors l’œuvre pour deux pianos et en donne la première audition à Vienne le 17 avril 1864, avec Carl Tausig : accueil sans enthousiasme. L’année suivante, exécution à Baden, devant la princesse Anna de hesse, dédicataire de l’œuvre. C’est alors que l’intuition de Clara lui fait deviner le point faible : « C’est une œuvre si pleine d’idées qu’elle demande tout l’orchestre. Je t’en prie, revois-la encore ». Son ami et critique hermann Levi lui suggère l’équilibre piano/quatuor à cordes. Le compositeur suit ce dernier avis et achève cette ultime « ré-orchestration » durant l’été 1864. La création eut lieu le 24 mars 1868,
à Paris, salle Erard, avec Louise Japha au piano. hermann Levi écrit alors au compositeur : « Le Quintette est beau au-delà de ce que l’on peut dire… Il ne contient pas une note qui puisse faire soupçonner qu’il s’agit d’un arrangement… D’une œuvre monotone pour deux pianos, vous avez fait une chose d’une grande beauté, un chef-d’œuvre de la musique de chambre ».

Quintette pour piano et cordes en Fa majeur op.34

 

  •  Allegro non troppo 14’53
  • Andante, un poco Adagio 8’00
  • Scherzo : Allegro – Trio 7’20
  • Finale. Poco sostenuto – Allegro non troppo – Presto, non troppo 10’11

 

Klavierstücke op.76

 

  • Capriccio en Fa dièse mineur 3’30
  • Capriccio en Si mineur 3’25
  • Intermezzo en La bémol majeur 2’29
  • Intermezzo en Si bémol majeur 2’09
  • Capriccio en Do dièse mineur 3’09
  • Intermezzo en La majeur 3’20
  • Intermezzo en La mineur 2’59
  • Capriccio en Do majeur 3’26

« LUMIÈRE ET EAUX TROUBLES » - Classica

Le piano de Geoffroy Couteau et les archets du Quatuor Hermès dévoilent les secrets d’une âme tourmentée.
Geoffroy Couteau déclarait en 2013 : « il est vrai que mon attirance pour Brahms est de l’ordre de l’inexplicable. « C’est grâce à lui que j’ai eu envie de devenir pianiste. L’intériorité de sa musique me fascine. » Une affinité de toujours, affirmée dès 2005 avec le premier prix du concours international Brahms en Autriche et confirmée en 2015 avec l’enregistrement titanesque et audacieux de six disques consacrés à l’intégrale de l’œuvre pour piano seul du compositeur allemand. Et quelle intégrale ! Ce coffret, publié en 2016 par La Dolce Volta, sera récompensé d’un CHOC de l’année (voir Classica n° 187, page 50). Depuis, le pianiste poursuit sa fructueuse collaboration avec le label et se lance dans une intégrale consacrée à la musique de chambre avec piano de Brahms, dont voici le premier volume. Clavier lumière, archets dentelle, hauteur des conceptions, Geoffroy Couteau et le Quatuor Hermès livrent une lecture organique du Quintette pour piano et cordes en fa mineur. Les idées jaillissent puis circulent d’un instrument à l’autre avec naturel et cohésion (Allegro non troppo). Mais ce Brahms-là est à nul autre pareil : d’une intériorité à couper le souffle, en eaux troubles, il révèle ses fragilités, loin des airs de tempête de Leon Fleisher avec le Quatuor Emerson (DG, 2007) ou de Till Fellner avec le Quatuor Belcea (Alpha, 2015). Certes, les interprètes y font preuve d’une belle densité lorsque le texte l’exige (Scherzo), mais ils ne cherchent jamais les effets de masse, conciliant tendresse et intensité (Poco sostenuto). Dénuée de ce caractère monumental qui a longtemps été la norme, cette esthétique est merveilleusement portée par la piste de son de Jean-Marc Laisné, ronde et très chambriste, qui renouvelle l’écoute.
Enfin les Klavierstücke op. 76, issus de l’intégrale et réédités pour l’occasion, d’une mélancolie fine et lumineuse dépourvue de sentimentalisme, viennent conclure cet album avec bonheur. Vite, la suite.

« EFFLORESCENCE MÉLODIQUE » - Diapason

« Brahms n’a pas de thèmes » disait méchamment Bruckner. Geoffroy Couteau et le Quatuor Hermès nous prouvent l’inverse dans l’efflorescence mélodique qui irrigue l’Allegro non troppodu Quintette en fa mineur. Respirant large malgré des tempos plutôt enlevés, étonnant de naturel et cependant raffiné, le pianiste français organise avec soin les contrastes entre idées lyriques et rythmiques (deuxième et troisième thèmes). Il communique sa fièvre à ses partenaires, remarquables par leurs timbres tout à tour soyeux et rageurs. Leur science commune du détail permet à l’auditeur de s’orienter sans crainte dans les sombres détours de la forêt brahmsienne. Ils aèrent l’architecture monumentale, ils exposent en pleine lumière l’univers étrange del’Andanteen la bémol, puis la dramatisation croissante du finale. Loin du ton héroïque d’Elisabeth Leonskaja avec les Alban Berg (Warner), leur propos s’apparente davantage à l’osmose incisive et intense de Till Fellner avec les Belcea (Alpha, Diapason d’or). La transparence des textures est un autre point de rencontre entre ces deux lectures.
Cette première étape d’un cycle chambriste est complétée par les huit Klavierstücke op. 76(1878), extraits de l’excellente intégrale de l’œuvre pour piano seul parue en 2016 (cf. n°646). C’était d’ailleurs l’un de ses sommets. Geoffroy Couteau y réconcilie, dans une lumière hautaine et une oscillation amère, l’absolue simplicité et de crépusculaires paysages battus par la tourmente (Capricciosen fadièse mineur et en utdièse mineur)

« UN BRAHMS ARDENT » - Resmusica

Après une intégrale remarquée de l’œuvre pour piano solo de Johannes Brahms, publiée par le même label en 2016, Geoffroy Couteau réaffirme sa passion pour ce compositeur avec un projet d’intégrale de la musique de chambre prévue en huit volumes, échelonnés entre 2018 et 2020. Le premier jalon de ce périlleux périple associe deux œuvres emblématiques du compositeur allemand qui marquent l’accession définitive à la maturité, en même temps que l’émergence d’un style, proprement brahmsien, par ce mélange de violence passionnée et de douceur méditative.

Le Quintette op. 34, une œuvre maintes fois ébauchée puis retouchée qui trouve son origine dans un quintette à cordes initial, d’inspiration schubertienne, puis transformée en sonate pour deux pianos, pour finalement aboutir à ce quintette pour cordes et piano, utilise un instrumentarium cher à son maître Schumann. Ainsi magnifiée, l’œuvre est approuvée en juillet 1865 à Baden-Baden, entraînant dans le même temps l’enthousiasme de la princesse Anne de Hesse, dédicataire de l’œuvre, qui offrira à Brahms, collectionneur impénitent, l’autographe de la Symphonie n° 40 en sol mineur de Mozart ! Geoffroy Couteau et les Hermès nous en livre une interprétation tourmentée, fiévreuse et ardente avec un premier mouvement Allegro très contrasté, riche en couleurs, où le piano orchestral semble parfois mettre à mal l’équilibre global dans une vision « plus concertante que symphonique », suivant un phrasé tendu, enflammé par instant, ailleurs plus serein, tourmenté comme un ciel de traîne. L’Andante, tout en ondulation est porté par le legato superbe des cordes apportant un moment de paix, avant le Scherzo tout imprégné d’urgence, héroïque, tellurique, inquiétant, beethovénien, précédant un Final tout en nuances et ruptures rythmiques, grandiose et théâtral.

Les Klavierstücke op 76 sont là encore pour nous rappeler que les affinités entre le pianiste et le compositeur ne datent pas d’hier puisque Geoffroy Couteau remporta le premier prix au Concours Johannes Brahms en 2005 et qu’il consacra son premier enregistrement aux opus tardifs 116, 118 et 119 du même compositeur pour le label Intrada en 2008. Entrelaçant quatre Capriccios et quatre Intermezzos, l’opus 76, composé en 1878, constitue un véritable cycle, d’inspiration schumannienne, caractérisé par sa complexité rythmique et polyphonique, sa liberté de forme et sa modernité. Loin des grandes et amples pièces contemporaines comme le Concerto pour violon, c’est un Brahms plus contemplatif qui demande au piano solo, à travers ces courtes pièces, d’exprimer tout un jeu de couleurs sur le ton de la confidence, alternant force et douceur, puissance et grâce, danse et méditation, intériorité et expressivité. Geffroy Couteau rend parfaitement compte de ces différents climats en déployant un jeu clair, élégant, convaincant de tout en bout.

« INCONTOURNABLE » - La tribune de Genève
Geoffroy Couteau est déjà l’auteur d’une intégrale très remarquée de l’œuvre pour piano seul de Johannes Brahms. Le vaillant pianiste français se lance maintenant dans l’enregistrement de toute la musique de chambre dont voici le premier volume.
Pour l’immense Quintette op.34 il a la bonne idée de s’associer au Quatuor Hermès, livrant une version particulièrement poignante et jubilatoire de cette épopée nordique.

« CIELS D'ORAGE » Musikzen
Coup d’envoi réussi d’une nouvelle intégrale Brahms.
Peut-être parce qu’il a d’abord été un quatuor à cordes puis une sonate pour deux pianos avant de trouver l’équilibre idéal avec piano, le célèbre Quintette op. 34 de Brahms est entre autres une affaire … d’équilibre. Ainsi cette nouvelle interprétation par Geoffroy Couteau et le Quatuor Hermès –  suite de l’intégrale très réussie de la musique pour piano (La Dolce Volta – 2015) et introduction d’une autre intégrale, celle de la musique de chambre (Idem, huit volumes prévus jusqu’en 2020) – peint-elle d’emblée un ciel d’orage, assauts d’énergie dans l’Allegro initial, dialogue tout aussi passionné mais moins conflictuel dans les trois mouvements suivants. Une version assez originale tout au moins, dépassant la catégorie réductrice de « Brahms à la française », et qui trouve sa place parmi les références, entre les classiques (Rudolf Serkin avec les Quatuors Busch ou de Budapest) et les plus fantasques (Artur Rubinstein et les Guarnieri). En complément, les Klavierstücke op. 76, l’un des volets les plus marquants de l’intégrale piano seul de Couteau, quatre Capriccios et quatre Intermezzos entrelacés induisant un discours complexe aux contrastes que Schumann n’aurait pas reniés, quintessence de la fibre brahmsienne de ce lauréat du Concours International Brahms en 2005 (il avait vingt-six ans) et qui s’était fait remarquer dans la foulée par ses  interprétations déjà mûries (Intrada) des ultimes et difficiles opus 116-119.

Geoffroy Couteau

 

Brahms fascine depuis toujours Geoffroy Couteau. Après avoir remporté en 2005 le Premier Prix du concours international Johannes Brahms, il grave l’intégrale de l’œuvre pour piano seul de Brahms pour le label La Dolce Volta. En la classant parmi les meilleurs enregistrements de l’année 2016, l’ensemble de la presse spécialisée internationale récompense cette aventure discographique hors normes.

Geoffroy Couteau se produit dans les plus prestigieuses salles de concert du monde (Grande Salle de la Cité Interdite de Pékin, Concertgebouw d’Amsterdam, Musée National des Beaux-Arts de Rio de Janeiro, Hong Kong Concert Hall, Musée d’Orsay, Philharmonie de Paris, Maison de la Radio, Grand Théâtre de Bordeaux, Salle Gaveau…).

On le retrouve régulièrement aux festivals Piano aux Jacobins, Menton, Saintes, Radio France et Montpellier, Lille Piano(s) Festival, l’Esprit du Piano à Bordeaux, Printemps des Arts de Monte-Carlo, Piano en Valois, Nohant, Bagatelle, Messiaen au pays de la Meije, d’Eygalières…

Ancien élève de Michel Béroff, Geoffroy Couteau a effectué un brillant parcours au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris.

Il a été artiste en résidence à l’Arsenal de Metz de 2017 à 2020 et poursuit une collaboration féconde avec la Cité musicale-Metz.

 

Quatuor Hermès

 

Le quatuor Hermès, en référence au fameux messager de la mythologie grecque, puise sa force musicale par son rôle de passeur entre le texte du compositeur et la sensibilité du public. Les musiciens établissent également cette identité par leurs voyages aux quatre coins du monde. Le Carnegie Hall à New York, la salle de concert de la Cité Interdite à Pékin ou encore le Wigmore Hall à Londres font ainsi partie des salles qui les ont le plus marqués. Le quatuor est également présent dans les grands festivals internationaux.

La formation originale du groupe voit le jour en 2008 entre les murs du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon où les musiciens étudient avec les membres du quatuor Ravel. Ils s’enrichissent ensuite auprès de personnalités marquantes comme le quatuor Ysaÿe, le quatuor Artemis, Eberhard Feltz, et plus tard Alfred Brendel, immense inspiration avec qui les membres travaillent encore régulièrement aujourd’hui. Ouverts à tous les répertoires, ils sont amenés régulièrement à partager la scène avec des musiciens émérites comme Yo-Yo Ma, Nicholas Angelich, Gregor Sigl, Pavel Kolesnikov, Kim Kashkashian, Anne Gastinel ou encore les quatuors Ébène et Auryn.

Lauréat de nombreux premiers prix, notamment au concours de Genève ainsi qu’aux Young Concert Artists Auditions de New York, le quatuor Hermès est également soutenu par la Fondation Banque Populaire. Il a été quatuor en résidence à la Chapelle Reine Elisabeth à Bruxelles de 2012 à 2016 et est depuis 2019 quatuor associé à la Fondation Singer-Polignac à Paris.

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