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Mozart // Fantaisie, Sonate KV570 – Clementi // Sonate op.23 n°2, op.50 n°3

Vanessa Wagner,

Intériorité, refus des effets, respect de la partition et volonté de servir le compositeur plutôt que de satisfaire son ego… Forte de ce postulat, la pianiste française Vanessa Wagner se devait de rejoindre La Dolce Volta.

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Livraison estimée le 27/10/2021

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Description

Privilégiant des choix musicaux très éclectiques, Vanessa Wagner nous propose sur piano moderne et pianoforte une confrontation jouissive d’oeuvres pour clavier de la fin du XVIIIe siècle. Si celles de Mozart (Fantaisie K. 397 et Sonate, K. 570) jouissent d’une renommée universelle, les partitions de Clementi (Sonates op. 23 n°2 et op 50 n°3), sont injustement négligées.

La Sonate K. 570, avant-dernière sonate de Mozart, s’impose comme l’une des plus riches de toutes. L’étonnante Fantaisie en ré mineur réussit le prodige de mêler plusieurs mondes en quelques minutes : successivement une ambiance sombre et déjà romantique, une déclamation tragique d’une nudité très expressive, enfin la joie libératrice.

Malgré la défense d’interprètes illustres comme Horowitz, Michelangeli ou Aldo Ciccolini, la notoriété de Clementi ne peut se comparer à ce qu’elle fût de son temps. Compositeur virtuose, il nous offre des pages flamboyantes où se mêlent allégresse et mélancolie. L’influence de ses sonates fut immense. Exigeantes, elles annoncent les chefs-d’oeuvre à venir de Beethoven, qui fut durablement marqué par l’art du clavier de ce musicien brillant.

Wolfgang Amadeus MOZART (1756 – 1791)

  • Fantaisie en ré mineur K. 397 6’13

Sonate pour piano en Si bémol majeur, K.570

  • Allegro 5’28
  • Adagio 7’13
  • Allegretto 3’39

Muzio CLEMENTI (1752 – 1832)

Sonate pour piano en Fa majeur, op. 23 n°2

  • Allegro con spirito 5’25
  • Adagio 4’10
  • Rondo : Allegretto con spirito 4’16

Sonate en Sol mineur op 50 n°3 “Didone abbandonata – Scene tragiche”

  • Largo patetico e sostenuto 2’15
  • Allegro ma con espressione, deliberando e meditando 7’19
  • Adagio dolente 4’44
  • Allegro agitato e con disperazione 5’27

 

« SOMPTUEUX ! » - Le Monde

Ce premier album de Vanessa Wagner pour le label La Dolce Volta est un bonheur en soi. La pianiste française la plus délicieusement singulière de sa génération y fait montre de son habituelle liberté et propose avec une gourmandise assumée un excitant face-à-face entre les sonorités d’un piano Brodmann de 1814 et celles d’un grand piano de concert Yamaha, le fameux CFX, autour de deux compositeurs. L’un est majeur : Mozart. L’autre moins mineur qu’on ne croit : Clementi, que l’on découvre sous des auspices nettement plus appétents qu’à l’ordinaire. C’est que Vanessa Wagner joue avec la clarté de l’évidence, un tour qui combine fluidité élégante et densité savoureuse, goût du détail et intelligence de la forme. Jamais compassé, jamais poseur, son piano respire large, ose une quasi méditation au début de la Fantaisie mozartienne, habille de lumière délicate les contours de la Sonate K.570 tandis que le Brodmann semble dramatiser le passage à Clementi. La pianiste défendra avec une ardeur communicative cette musique qui fait le lien entre Mozart et Beethoven, accrochant avec élégance la Sonate op. 23 n° 2 aux basques de Wolfgang, pousse la Sonate op. 50 n° 3 dans les bras de Ludwig.

« PASSIONNANT ! » - Télérama

La pianiste Vanessa Wagner confronte Mozart à Clementi, son contemporain, sur pianoforte et clavier dernier cri.
Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) et Muzio Clementi (1752-1832). De ces contemporains inégalement traités par la postérité, la pianiste Vanessa Wagner orchestre la rencontre à travers quatre pièces bien choisies. Les mérites du premier n’y perdent rien, le second en sort grandi. A cette discrète et convaincante réhabilitation, Vanessa Wagner ajoute une dimension expérimentale, en interprétant chaque compositeur sur un pianoforte Brodmann de 1814, qui vient du musée de la Musique à Paris, et un très moderne piano de concert Yamaha CFX. Soit une calèche et une Rolls-Royce, que l’on emprunte tour à tour pour un passionnant voyage temporel et sonore. Jouée au pianoforte, dont les touches renvoient un son légèrement feutré, la Fantaisie en ré mineur révèle une émouvante fragilité ; c’est Mozart aux chandelles. Dans la Sonate en si bémol majeur, on rallume les lumières électriques, et les doigts de la pianiste volent comme des papillons. Même décalage chez Clementi, dans l’autre sens : l’exubérante Sonate en fa majeur et ses vertigineux à-pics s’accommode sans effort de la moindre réverbération du pianoforte, tandis que la Sonate en sol mineur « Didon abandonnée (scène tragique) », moins spectaculaire, déploie sur piano moderne des effusions dignes d’un petit opéra.

« PIANO PUISSANCE 2 » - La Terrasse

La pianiste revient à Mozart et aborde pour la première fois son contemporain Muzio Clementi. Sur deux instruments très différents.
Captivant !

« UNE SPONTANÉITÉ ENTHOUSIASMANTE » - Classica

Aux commandes d’un Brodant de 1814, superbement enregistré, Vanessa Wagner propose une lecture d’une spontanéité enthousiasmante dans la fantaisie de Mozart. Assise face à son Yamaha CFX, l’artiste conserve la même lisibilité des lignes et la même souplesse du toucher.
Les deux pièces de Clementi profitent du même traitement musical et digital où la légèreté du geste n’interdit jamais l’intensité d l’expression.
Ce disque n’est pas une leçon : il rappelle seulement que l’instrument reste un outil dont l’efficacité dépend du talent de l’artiste.

« LA DOUBLE CONFRONTATION » - Diapason

C’est à une double confrontation qu’invite Vanessa Wagner : entre Mozart et son contemporain : Clementi, d’une part, et entre un piano Broadmann de 1814 et un Yamaha de concert tout ce qu’il y a de plus moderne, d’autre part.
Ainsi, aux douces plaintes de la Fantaisie KV 397 en ré mineur répondent les phrases passionnées de la dernière sonate du maître italien jadis défendu par Horowitz. Aux tonsdélicats, aux résonances chaudes du vieil instrument sur lequel sont jouées les premières pièces de Mozart et de Clementi, se combinent, dans les autres, la fluidité du trait et la puissance favorisées par la mécanique contemporaine. Pour autant, comme le souligne l’interprète dans la notice, il ne s’agit pas d’une compétition, mais plutôt d’un “compagnonnage entre deux compositeurs deux instruments qui cohabitent de façon étonnamment harmonieuse”.
Le jeu de Vanessa Wagner, sensible et animé, éloquent dans sa sobriété, garantit la réussite dece double mariage. Au-delà des différences de timbre, s’impose un toucher clair et lumineux, simple et franc. Les variations du finale de l’Opus 23 n°2 bondissent avec allégresse, l’émouvant Adagio de la Sonate op.50 n°3 livreuse secrets dans un clair-obscur fort bien dosé. Le crépusculaire mouvement lent de la KV 570 n’est pas plus excessivement mélancolique que n’est trop volubile le rondo qui lui succède.
Sans avoir à gonfler les contrastes, Vanessa Wagner défend la cohérence de ses choix et incarne les serrements de cœur propre à chacune des œuvres de son programme.

« NUANCES ET CONTRASTES » - Musikzen

Au piano comme au pianoforte, Vanessa Wagner fascine
De quatre ans l’aîné de Mozart, à qui en décembre 1781 l’empereur Joseph II l’oppose en un célèbre duel pianistique, Muzio Clementi (1752-1832) survivra de cinq ans à Beethoven. Compositeur (production dominée par une soixantaine de sonates pour clavier seul), facteur de pianos, éditeur de musique, il est surnommé de son vivant « le père du pianoforte » : sa longue carrière servira de modèle aux innombrables pianistes virtuoses du début du XIXème siècle. En un magnifique CD, interprété avec virtuosité et surtout un beau sens de contrastes et des nuances, Vanessa Wagner commence par Mozart. Après la fantaisie en ré mineur KV 397 (au pianoforte), la sonate n°17 en si bémol majeur KV 570 (au piano moderne) : une des plus attachantes mais une des moins connues et des moins virtuoses, datée de février 1789 et publiée pour la première fois en 1796 avec une partie de violon due à on ne sait qui. Parue à Londres en 179O, la sonate de Clementi qui lui fait suite – en fa majeur opus 23 n°2, au pianoforte – montre en notre Italien l’inventeur d’un nouveau style pianistique (Beethoven préférait ses sonates à celles de Mozart). Jouée au piano moderne, l’ultime sonate de Clementi – l’opus 50 n°3 dite Didone abbandonata, son seul ouvrage à programme – paraît en 1821 avec une dédicace à Cherubini mais a sans doute été composée une quinzaine d’années plus tôt. Ses trois mouvements sont tous en sol mineur, et en supprimant (avec raison) les reprises du premier et du dernier, Vanessa Wagner en fait une fascinante fantaisie d’un seul bloc. De cette sonate très souvent enregistrée, elle offre la version sans doute la plus convaincante.

« L'ÉVIDENTE GRÂCE » - On-Topaudio

Mozart et Clementi cultivent tous deux un même talent pour la virtuosité pianistique qui les vit aux environs de 1781 s’affronter dans des tournois d’où aucun des deux ne sortit vainqueur.

Le présent programme enregistré par Vanessa Wagner permet de les confronter dans deux secteurs différents de la musique pour clavier dans cette fin du XVIIIe siècle. En effet si Mozart se maintient dans le cadre de la musique pure avec la Fantaisie K.397 et la Sonate K.570, Clementi semble plutôt se diriger vers une évocation dramatique avec sa Sonate op.50 « Didone abbandonata ».Composée à peu près à la même période que le Quatuor à cordes No14 et le Capriccio pour piano K.395, la Fantaisie en ré mineur K.397malgré sa brièveté exprime un torrent d’émotion, annonçant parfois et de manière surprenante l’univers pianistique de Schubert. La Sonate pour piano No17, K.570 qui suit cette Fantaisie pour piano K.397, est composée presque à la même époque que son Trio pour piano No6 K.564.Mozart tout comme dans ce Trio K.564, intériorise encore davantage son écriture, refusant tout retour au style « galant ».Le premier mouvement de cette Sonate K.570, un Allegro, affiche d’emblée un climat sonore pressentant déjà Beethoven, semblant totalement ignorer les Sonates pour piano de Haydn. L’Adagio qui vient après cet Allegro déjà presque dramatique, introduit une sensation de tenace mélancolie voilée que seul l’Allegretto final finira par  atténuer quelque peu. Avec la Sonate pour piano en Fa majeur, op.23 No2 de Clementi nous sommes projetés dans un univers où semble régner en maître la virtuosité, l’éclat, l’esprit de pur divertissement. Un sentiment confirmé par le premier mouvement (Allegro con spirito) de cette Sonate. L’Adagio suivant tempère un peu cette impression, Clementi s’y montre moins volubile, sans pour autant s’abandonner à la confidence. Avec le troisième mouvement, un Rondo, Clementi à nouveau s’abandonne à la folle virtuosité, privilégiant une sorte de gaité frénétique ininterrompue et joyeuse. La Sonate op.50 No3 « Didone abbandonata » de Clementi qui se compose de quatre mouvements, semble chercher son inspiration vers l’opéra ou la scène dramatique. Le compositeur y révèle un authentique talent dramatique, substituant au chant la seule présence du piano, décrivant avec une justesse sans pareille les désarrois de Didone, injustement abandonnée. Vanessa Wagner est l’interprète inspirée de ces deux compositeurs que tout semble opposer. Elle évoque l’univers mozartien avec une grâce évidente, faisant étinceler l’aspect virtuose et aérien de Clementi avec beaucoup d’élégance.

« AVANCE SUR TA ROUTE... » - L'Est Républicain

Vanessa Wagner n’est pas du genre à jouer les virtuoses de la facilité. Mais alors pas du tout.
La pianiste est de nouveau sortie des sentiers battus avec, au programme, Mozart et Clementi, en alternant sans heurt et avec bonheur un pianoforte Brodant de 1814 issu du musée de la musique et un piano moderne de concert CFX issu de chez Yamaha deux siècles plus tard. “Je me suis trouvé un amour pour le pianoforte et me suis dit : “Faisons au disque ce que je fais dans la vie au cours de mes concerts “, à savoir jouer sur scène et l’un après l’autre un instrument ancien et un piano d’aujourd’hui. Surprenant dira-t-on ? “Ce qui sot d l’ordinaire me ressemble”, répond la musicienne !

« UN ENCHANTEMENT » - Ici Paris

Se pencher sur un piano pour interpréter du Mozart est toujours une gageure, y adjoindre du Clementi rend la chose encore moins aisée/
Vanessa Wagner le fait sur un piano forte au son si caractéristique rappelant un peu le clavecin. Cela donne une joie nouvelle à ces œuvres, une autre résonance, puissante et cristalline, et souligne la virtuosité de la pianiste qui fait de ces sonates un enchantement.

« QUI VA PIANO... VA PIANOFORTE » - Pianiste

Elle joue sur piano moderne et instruments anciens, a enregistré des pièces de Rameau à Dusapin, collabore avec Murcof, musicien de la scène électro, et assure la direction artistique du Festivalde Chambord. Le parcours de la pianiste française détonne et étonne. Ces jours-ci, elle publie son nouveau disque chez La Dolce Volta consacré à Mozart et Clementi. Passionnant.

Associer Mozart et Clementi, n’est-ce pas curieux ?
Certes, on dit que Mozart méprisait Clementi, qui était un virtuose, une « star » de son temps gagnant beaucoup d’argent. La réciproque n’était pas vraie. Un peu de jalousie, peut-être ? Clementi assure une sorte de lien invisible entre le classicisme et le préromantisme, entre Mozart et Beethoven. Dans un premier temps, j’avais eu envie de revenir à Mozart, incitée en partie par Augustin Dumay avec lequel je l’ai joué à de nombreuses reprises. Finalement, le disque s’est imaginé en miroir, associant deux compositeurs et deux instruments : un pianoforte Brodmann et un Yamaha CFX.

Pourquoi avoir enregistré sur deux instruments aussi dissemblables ?
Je ne devais jouer que sur pianoforte, mais en travaillant la sonate tardive en sol mineur de Clementi sur le Brodmann, un original, non une copie, j’ai ressenti une limite technique et sonore. Commencer un concert ou un disque sur un instrument et l’achever sur un autre paraît étonnant, mais cela change toute l’interprétation. On dévoile alors tellement de choses. À l’époque actuelle où prévaut le perfectionnisme quasi fanatique de l’enregistrement, la réalité– imparfaite – du pianoforte est un retour sain aux fondamentaux.

Comment êtes-vous venue au pianoforte ?
Il y a une vingtaine d’années, je n’avais aucune idée de ce dont il s’agissait et j’avais même un peu de mépris pour les instruments anciens. Je laissais volontiers cela aux spécialistes dont on disait qu’ils n’avaient pas assez de technique pour utiliser le piano « moderne »… Bref, une succession d’a priori.

Décrite par le quotidien Le Monde comme « la pianiste la plus délicieusement singulière de sa génération », Vanessa Wagner poursuit une carrière à son image, originale et engagée, mêlant les récitals classiques, la création contemporaine, la pratique des instruments anciens, la musique de chambre.

 

Ces dernières années, elle a initié nombreuses collaborations et créations transversales, rencontrant la musique électronique, la danse, la vidéo, la poésie.

Depuis sa Victoire de la Musique en 1999, elle se produit un peu partout dans le monde, en soliste ou avec orchestre, dans les grands festivals, invitée régulièrement par des salles qui lui sont fidèles.

Très investie dans la musique de son temps, elle est dédicataire de plusieurs pièces de Pascal Dusapin, François Meimoun, Amy Crankshaw ou Alex Nante.

Sa riche discographie a été maintes fois récompensée par la presse qui salue son jeu sobre et éloquent, l’intensité de sa sensibilité et la richesse de son toucher.

Son vaste répertoire sans cesse renouvelé est le miroir d’une personnalité toujours en éveil, tissant patiemment des liens entre des univers trop souvent cloisonnés.

Elle est depuis 2010 Directrice du Festival de Chambord où elle élabore une programmation éclectique et a été nommée en 2020 Chevalier de la Légion d’Honneur.

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