Description
Geoffroy Couteau, avec la complicité de l’Orchestre national de Metz, que dirige David Reiland, en offre une interprétation claire et pénétrante à la fois, aussi lisible que poétique, ayant à cœur de mettre en avant la pureté spirituel.
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Dans le cadre de son intégrale Brahms, Geoffroy Couteau propose un programme original autour du trio constitué par Brahms, Robert et Clara Schumann, mais aussi de leur relation avec Joseph Joachim, tous étant au cœur de la conception du Concerto en Ré mineur aussi bien que de la transcription de la Chaconne de Bach ; deux pages qui sont également révélatrices de leur dévotion commune à Bach.
Geoffroy Couteau, avec la complicité de l’Orchestre national de Metz, que dirige David Reiland, en offre une interprétation claire et pénétrante à la fois, aussi lisible que poétique, ayant à cœur de mettre en avant la pureté spirituel.
Au cœur de sa vie d’artiste, il y a Johannes Brahms auquel il a consacré sa plus grande aventure discographique, multirécompensée par la presse internationale. Une passion amoureuse née dans l’enfance, vers l’âge de treize ans, lorsqu’il découvre les klavierstücke de l’opus 118. « C’est grâce à Brahms que je peux me sentir musicien » nous dit Geoffroy Couteau sans pouvoir expliquer les raisons d’une telle fascination. Sa relation avec le compositeur allemand n’en est pas, pour autant, exclusive. Son répertoire s’étend jusqu’à la création et Jean-Sébastien Bach en constitue l’autre pilier, même si son œuvre l’a longtemps intimidé.
Sans doute ressent-il dans son corps ces mouvements de danses qui irriguent les compositions de Bach. Car le pianiste a toujours entretenu un lien physique avec la musique, hérité de ses années d’apprentissage de la gymnastique à haut niveau. « Le sport m’a aidé à traverser certaines étapes, à être à l’écoute de mon corps et de mes sensations. » explique-t-il.
Le piano est entré dans sa vie presque par hasard avant de devenir, à l’adolescence, une évidence. C’est auprès de Michel Béroff et de Denis Pascal qu’il se forme au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, tout en profitant des master classes d’illustres maîtres. Une autre rencontre marque une étape déterminante de son parcours : celle de Nicholas Angelich avec lequel il se perfectionne. « Aujourd’hui encore, il n’y a presque pas un jour où je ne pense à lui » confie-t-il. Son apprentissage se fait aussi dans les salles de concerts, où le musicien se presse pour applaudir les plus grands interprètes, à l’instar de Nelson Freire dont un récital reste gravé dans sa mémoire : « J’ai réalisé ce soir-là à quel point le piano permettait d’accéder à ce qu’il y a de plus beau ! ». Des frissons qui le traversent de la même façon lorsqu’il écoute les Passions de Bach dont il avoue avoir autant besoin pour nourrir son inspiration.
S’il témoigne d’affinités particulières pour le répertoire romantique, Geoffroy Couteau est aussi un amoureux de Ravel et de Froberger ainsi qu’un interprète fétiche du compositeur Rodolphe Bruneau Boulmier dont il a enregistré toute l’œuvre pour piano. Le Quatuor Hermès, le clarinettiste Nicolas Baldeyrou, le violoniste Amaury Coeytaux comme le violoncelliste Raphaël Perraud comptent parmi ses fidèles partenaires. « En jouant à leurs côtés j’ai tant appris sur le son, l’expression, le rubato et tout ce qu’on peut investir dans une œuvre, sans savoir même le verbaliser ! » souligne ce passionné de musique de chambre qui est aussi membre du Trio Arcadis.
Sa carrière le mène sur les plus grandes scènes internationales et aux côtés de prestigieuses phalanges. Ce qui ne l’empêche pas de s’investir dans l’enseignement à l’École Normale de Musique de Paris – Alfred Cortot Passionné de quatuor à cordes, le pianiste assure, par ailleurs, la direction artistique du Festival de Quatuors du Luberon. Sa soif de découvertes et d’expériences artistiques le conduit à collaborer avec des comédiens ou à faire entrer la musique en résonance avec l’art visuel. Et il rêve aujourd’hui de s’associer au monde du parfum dans le cadre d’un concert olfactif. Car chez lui, tout est de l’ordre du ressenti plus que du narratif. Rien ne le touche d’avantage que « lorsque les émotions musicales vont se loger dans l’inexplicable ».
Directeur musical et artistique de l’Orchestre national de Metz
Né en Belgique, David Reiland est diplômé en saxophone, direction d’orchestre et composition du Conservatoire de Bruxelles et du Mozarteum de Salzbourg. Il est directeur musical et artistique de l’Orchestre national de Metz depuis septembre 2018 et a été reconduit dès 2020 pour un deuxième mandat jusqu’en 2024. Sous son impulsion, l’orchestre a élargi son rayonnement et son répertoire, des œuvres classiques qu’il affectionne particulièrement aux compositeurs d’aujourd’hui, avec toujours une attention forte à la musique française.
Directeur musical du Sinfonietta de Lausanne depuis 2017, il est nommé en 2019 premier chef invité de l’Orchestre symphonique de Munich tandis qu’en août 2020, l’Orchestre symphonique de Düsseldorf, avec lequel il a une relation particulière depuis la saison 2017-2018, lui a attribué le titre de « Schumanngast ». Formé pendant trois ans en tant qu’assistant de l’Orchestra of the Age of Enlightenment auprès de Sir Simon Rattle et de Sir Roger Norrington, David Reiland a également été directeur musical et artistique de l’Orchestre de Chambre du Luxembourg de 2012 à 2017.
Il est régulièrement invité à l’Opéra de Leipzig et au Korean National Opera, à l’Orchestre national de Belgique ainsi qu’au Royal Philharmonique de Liège et à l’Opera Ballet Vlaanderen. Après avoir fait ses débuts au Concertgebouw d’Amsterdam et au Konzerthausorchester de Berlin, il dirigera prochainement La Flûte enchantée au Komische Oper Berlin et Les Pêcheurs de perles au Grand Théâtre de Genève.
L’Orchestre national de Metz devient Orchestre national de Metz Grand Est. S’il exerce une partie importante de son activité à Metz, l’orchestre assume également un rôle essentiel à l’échelle de la Région Grand Est. Ce nouveau nom valorise ainsi le travail important de diffusion et d’éducation artistique et culturelle développé depuis plusieurs années sur le territoire régional. La phalange messine est également un formidable outil pour véhiculer, de par son activité à l’échelle nationale, transfrontalière et internationale, l’identité d’une Région Grand Est terre de création et d’excellence musicale !
Fondé en 1976, l’Orchestre national de Metz Grand Est est en résidence permanente à l’Arsenal et dispose de sa propre Maison de l’Orchestre où il effectue ses répétitions. Sous la direction artistique et musicale de David Reiland, il donne, avec ses 72 musiciens, environ 85 concerts et représentations par an sur tout le territoire du Grand Est, sa région d’attache, mais aussi en France et à l’étranger. Labellisé « orchestre national en région », il fait partie depuis 2016 de la Cité musicale-Metz qui, avec les salles messines de l’Arsenal, la BAM et les Trinitaires, constitue un projet ambitieux de maison de toutes les musiques et de la danse, pour tous les publics. L’éducation artistique et culturelle, la démocratisation culturelle et l’inclusion sociale sont au coeur des priorités de l’orchestre qui met en oeuvre, au sein de l’Eurométropole de Metz mais aussi sur le territoire régional, de nombreuses activités à destination des scolaires ainsi que des publics plus éloignés de la musique.
L’Orchestre national de Metz Grand Est est administré par un syndicat mixte réunissant la Ville de Metz, la Région Grand Est et l’Eurométropole de Metz. L’Etat (DRAC Grand Est) participe également à son financement.