André Isoir

DR La Dolce Volta (© Yannick Coupannec)

« Quand vous entrez dans une église et que vous voyez ces grands tuyaux de métal luisant dans l’ombre et que vous imaginez un homme seul faisant marcher tout cela, vous avez vraiment envie d’être cet homme-là. Il faut reconnaître que l’orgue est un instrument attachant. »

André Isoir, né à Saint-Dizier, fit ses études musicales à l’école César Franck où il fut notamment l’élève d’Édouard Souberbielle pour l’orgue et Germaine Mounier pour le piano. Il entre ensuite au Conservatoire National Supérieur où il obtient, à l’unanimité du jury, le premier prix d’orgue et d’improvisation en 1960 dans la classe de Rolande Falcinelli.

Il est ensuite lauréat de plusieurs concours internationaux : à Saint-Albans (Angleterre) où lui est décerné le premier prix en 1965, puis à Haarlem (Hollande) où il est vainqueur trois années consécutives (1966, 67, 68), remportant ainsi le «Prix de Challenge» qu’il est, à ce jour, le seul français à avoir obtenu depuis la fondation de ce concours en 1951.

Il a enregistré une soixantaine de disques, ce qui lui a valu d’obtenir 8 grand prix du disque (de 1972 à 1991), ainsi que le prix du Président de la République pour le « Livre d’Or de l’Orgue Français ».

André Isoir complète sa culture musicale par une connaissance approfondie de la facture instrumentale ; celle-ci contribuant, selon lui, à une meilleure approche des différents styles, tant au point de vue de la technique, qu’à celui de la registration.

Organiste émérite de Saint-Germain-des-Prés à paris et Chevalier des Arts et Lettres ainsi que dans l’ordre national du Mérite, il est également nommé meilleur soliste instrumental de l’année aux deuxièmes victoires de la musique.

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