WILHEM LATCHOUMIA 17 La musique de Séverac, plus colorée voire virtuose, nécessite une autre approche interprétative, s’apparentant à celle de l’orgue, instrument dont jouait le compositeur. On perçoit dans son œuvre pianistique comme le besoin d’utiliser un pédalier. À nous de traduire ces effets au clavier, sachant que certaines des annotations sur la partition ne sont pas toujours évidentes à réaliser. Enfin Albéniz nous invite à nous surpasser sur le plan technique. La façon dont il organise ses accords, dont il répartit les notes entre les doigts ou suscite les croisements de mains est assez redoutable pour l’interprète mais procure un immense plaisir digital. J’ai voulu également inclure dans ce programme une œuvre de jeunesse moins démonstrative qui me touche beaucoup. Elle évoque l’automne et s’accorde avec la mélancolie des cycles de Mompou et Séverac.
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