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BACH TO THE FUTURE

Olivier Latry,

Pour son premier disque à La Dolce Volta, Olivier Latry s’est lancé le défi d’enregistrer la musique de Jean-Sébastien Bach. Cet enregistrement réalisé sur les grandes orgues Cavaillé-Coll de Notre-Dame de Paris dont il est le titulaire depuis 33 ans, suscite un certain nombre d’interrogations passionnantes car selon lui, « il faut se nourrir du passé pour se projeter dans l’avenir ».

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20,00 

Livraison estimée le 28/07/2021

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Description

Je voulais imaginer comment la musique de Jean-Sébastien Bach pouvait passer les siècles au-delà de toutes contingences musicologiques. Faire quelque chose qui soit vraiment aux antipodes de mes précédents albums, et essayer de remettre en phase l’instrument et la musique. Ma démarche met en lumière plusieurs paradoxes : le fait d’interpréter des œuvres clé du protestantisme dans l’un des lieux les plus emblématiques du catholicisme, tout d’abord, mais aussi de les restituer sur un instrument pour le moins éloigné de la facture baroque et classique. Tout cela pose en effet question. Toutefois, la plus importante interrogation demeure, à mes yeux, celle de l’authenticité en musique. Je vous avoue que ce concept me paraît bien souvent un leurre…. Jouer Bach dans ce contexte implique, donc, de trouver un nouvel équilibre afin de préserver l’esprit et la lettre de la musique. L’un ne va pas sans l’autre.
Tout interprète joue avec les instruments de son temps et celui dont je dispose, ici, à Notre-Dame, est exceptionnel. Il ne peut et ne doit lutter contre le passé, mais au contraire l’assimiler pour mieux s’en inspirer puis trouver son chemin personnel. Ce n’est pas d’authenticité qu’il faudrait parler, mais plus sobrement, de sincérité.

Bach to the future // Grandes orgues Cavaillé-Coll de Notre-Dame de Paris

 

  • Ricercare a 6 BWV 1079 9’36
  • Fugue en Sol mineur 4’44
  • Toccata et fugue en Ré mineur 10’07
  • Choral Erbarm’ dich mein, o Herre Gott BWV 721 6’31
  • Fantaisie en Sol mineur 7’16
  • Fugue en Sol mineur 6’40
  • In dir ist Freude BWV 617 3’23
  • Choral Herzlich tut mich verlangen BWV 727 4’08
  • Pièce d’orgue BWV 572 10’19
  • Passacaille et fugue en Ut mineur 14’44

 

« ON AIME PASSIONÉMENT » - Télérama

De fugues en Fantaisie, l’œuvre de Bach magnifiée par Olivier Latry sur le grand orgue de Notre-Dame. Juste avant l’incendie.
Au lendemain de l’incendie qui a partiellement dévasté Notre-Dame de Paris, tous les mélomanes s’inquiétaient pour le grand orgue Cavaillé-Coll, inauguré en 1868. Miraculé, l’instrument n’aurait souffert ni de l’eau ni de la chaleur. Il faudra néanmoins démonter et nettoyer soigneusement ses sept mille neuf cent cinquante-deux tuyaux avant qu’il puisse sonner de nouveau. En attendant, notre écoute de Bach to the future, enregistré en janvier dernier par Olivier Latry, l’un des trois organistes titulaires des orgues de Notre-Dame, a changé de nature.
Avant le 15 avril, on admirait l’intelligence du programme (de grandes pièces pour orgue de Johann Sebastian Bach, adaptées aux particularités de l’instrument et de l’édifice, et entrecoupées de chorals), le goût et le raffinement de l’exécution, et la capacité d’Olivier Latry à assumer le paradoxe, fièrement revendiqué, de jouer des œuvres associées au baroque luthérien sur un orgue de la fin du xixe siècle, plusieurs fois transformé et restauré, et installé dans une cathédrale catholique.
Après l’incendie est venue se greffer une nouvelle dimension plus symbolique : même si l’orgue et Notre-Dame recouvraient l’essentiel de leur splendeur d’antan, cet album resterait l’ultime gravure d’un passé forcément révolu. Gravure réussie en tous points, depuis l’élégante et sereine polyphonie du Ricercar a 6 initial jusqu’à la spectaculaire et virtuose Passacaille et fugue en Ut mineur, en passant par le tube absolu qu’est la Toccata et fugue en ré mineur, au développement superbe et généreux, la romanesque et ténébreuse Fantaisie en sol mineur, l’insertion surprenante (et fort à propos) de cloches tubulaires, récemment intégrées aux cent quinze jeux de l’orgue, dans le festif In Dir ist Freude.

« UN VENT DE FRAÎCHEUR » - Classica

La difficulté de l’authenticité en musique est qu’elle suppose de réunir un compositeur, une musique, des instruments et, on l’oublie trop souvent, les oreilles d’une époque.
C’est le défi de la quadrature du cercle. Il ne fait aucun doute que Bach, si soucieux de nouveautés et de couleurs, chez qui l’adaptation et la réécriture furent consubstantielles à la démarche créatrice, s’il avait pu goûter l’orgue de Notre-Dame, en eut exploité toute la richesse.
Le pari d’Olivier Latry était osé…
Il est aussi salutaire. Il eut été ridicule de singer, sur le plus grand instrument de France, les manières baroques. La réécriture, l’orchestration, la transcription étaient requises pour ne pas trahir l’esprit. C’est ce à quoi Latry, après Mendelssohn, Liszt, Reger et Stokowski, s’est essayé avec succès, rendant Bach dans une débauche inouïe de combinaisons qui font entendre l’instrument et la musique sous un jour nouveau. Peut-être pourrait-on regretter que ce très grand interprète n’ait pas davantage exploité, comme le fit notamment Stokowski, les ressources de l’agogie, nous laissant par moments au milieu du gué. Lorsqu’il le fait néanmoins, le résultat est saisissant : Toccata en ré mineur (sans doute la page la plus accomplie dans sa relecture), les chorals Herzlich Tut mich etErbarm’ dich (des sommets de musicalité), Fantaisie en sol mineur (dantesque).

« SUBLIME ! » - Diapason

Bach interprété par un titulaire de Notre-Dame de Paris sur son instrument de centre trente jeux, voilà qui devrait provoquer chez les amateurs « d’authenticité » une moue dédaigneuse, voire un anathème pour haute trahison. A ceux-là je recommande de prêter une oreille attentive. Ils risquent d’être surpris par une démarche très construite, sans effets de manche, où les fortissimos sont rares.
Cette démarche, loin d’être anti-musicologique comme l’affirme Olivier Latry qui craint une méprise, consiste à revisiter la riche histoire de l’interprétation de Bach depuis le XIXᵉ siècle, par les organistes mais aussi les pianistes et les orchestrateurs. En cohérence avec l’acoustique et l’orgue de Notre-Dame, c’est le grand style de Widor, de Vierne, de Dupré qui prédomine ici, fait de majesté et de lisibilité. Renouer avec les frissons cathédralesques après un demi-siècle d’agitation néobaroque a un petit côté « madeleine de Proust », Olivier Latry ne s’en cacha pas. Aucune vaine nostalgie pourtant, comme le montrent une admirable Fantaisie en sol mineur d’après la version pour piano de Liszt, une Toccata en ré mineur inspirée de l’orchestration de Stokowski, un Ricercar a 6 qui navigue entre les claviers. La Passacailleconclut l’ensemble en libérant progressivement une puissance écrasante qui se conjugue, dans la Fugue, avec une énergie rythmique jusque-là sous contrôle : effet garanti au terme d’un parcours de nature essentiellement méditative, où Latry manifeste une maîtrise de soi et un sens de l’orgue confondants.

L’amoureux de Bach en quête d’inatendu sera comblé, le néophyte également – car la multiplicité des plans ou les lents crescendos se révèlent une précieuse aide à l’écoute. Et l’auditeur érudit s’amusera à identifier telle référence et tel clin d’œil aux interprètes et arrangeurs du passé.

« INCONTOURNABLE » - La tribune de Genève

Qu’aurions-nous perdu si, à cause de l’incendie de la cathédrale de Notre-Dame de Paris, son orgue imposant, avec ses 8000 tuyaux, ses 130 jeux et ses cinq claviers, avait disparu ?
Le récital que livre Olivier Latry – un des trois titulaires à vie de l’instrument – donne un aperçu saisissant des qualités du grand objet perché dans les hauteurs de la nef.
Entièrement consacré à Bach, l’album nous met face à un tour de force remarquable : celui de fire croiser des pièces conçues pour un instrument baroque avec un instrument symphonique du XIXe siècle, disposant d’une caisse de résonance naturelle tout à fait majestueuse.
On est donc soufflé par la puissance dégagée, mais aussi par la finesse dont fait preuve Olivier Latry.

« MAGNIFIQUE » - Médiapart

Célébrissime? Oui, cette toccata et fugue en ré mineur éclate aux oreilles de tous, y compris ceux qui ne connaissent pas bien la musique classique. Olivier Latry, voici quelque mois, en proposa l’enregistrement. Ce disque magnifique aujourd’hui résonne avec douleur et tendresse, puisqu’il fut réalisé sur les grandes orgues de Notre-Dame de Paris, dont Olivier Latry est le titulaire et dont le constructeur Cavaillé-Coll- a-t-on le droit le dire?- était protestant…

« Bach symphonique » - Musikzen

Olivier Latry et son approche non-conformiste de Bach
Ce qui pourrait être un programme d’une grande banalité, Bach à Notre-Dame de Paris, ne l’est pas, car Olivier Latry a pris le parti d’aller à contrepied des canons musicologiques, par un esprit de non-conformisme systématique, pour exprimer sa vision d’un “Bach (conjugué) au futur”. C’est ainsi que le Ricercare a 6, ou le Choral BWV 727 (Herzlich tut mich verlangen) sont d’une lenteur extrême : il y trouve une indolence au charme évocateur de notes enlaçant suavement les voûtes de la cathérale : la Toccata et Fugue en ré mineur passe de moments murmurés aux tutti les plus démonstratifs des capacités de l’orgue ; la Passacaille et Fugue en ut mineur est véritablement énigmatique, comme progressant dans les méandres de la nef et ainsi de suite. On en conclura que les canons musicologiques ont leurs vertus mais qu’il est bon de s’en éloigner. Et ce d’autant plus que cette approche est toute entière tournée vers un dialogue entre le monument et l’instrument, fort de ses 5 claviers, 8000 tuyaux et 115 jeux. Olivier Latry élève l’art baroque, pour lequel le Cavallié-Coll n’est pas le mieux adapté, au rang symphonique, ce pourquoi l’instrument est véritablement conçu : la gageure est non seulement technique, mais aussi musicale. Formidable vitrine pour ces orgues qui n’ont souffert de l’incendie du 15 avril que par la poussière – tout un symbole en ce lieu liturgique – ce programme donne une couleur inédite, mais sensée, aux œuvres de Bach, et permet comme une visite virtuelle et sonore de la cathédrale dont Olivier Latry est le brillant ordonnateur.

Reconnu comme l’un des plus éminents ambassadeurs de l’orgue au monde, Olivier Latry s’est produit dans les salles les plus prestigieuses, a été l’invité d’orchestres majeurs dirigés par des chefs renommés et créé un nombre impressionnant d’œuvres nouvelles.

Nommé organiste titulaire des Grandes Orgues de Notre-Dame à seulement vingt- trois ans, et organiste émérite de l’Orchestre Symphonique de Montréal depuis 2012, Olivier Latry est avant tout un musicien complet, brillant et audacieux, explorant tous les champs possibles de son instrument, et doué d’un exceptionnel talent d’improvisateur.

En mai 2016, il prend une part active à l’inauguration de l’orgue de Radio France et inaugure l’orgue Rieger de la Philharmonie de Paris en 2017. Il a été organiste en résidence à la Philharmonie de Dresde pour les saisons 2017-19.

Ancien étudiant de Gaston Litaize, il lui succède au conservatoire de Saint-Maur avant d’être nommé professeur au CNSM de Paris. Olivier Latry a reçu de très nombreux prix et distinctions dont le Prix de la Fondation Cino et Simone Del Duca (Institut de France-Académie des Beaux-Arts) en 2000. Il est docteur Honoris Causa de la North and Midlands School of Music au Royaume-Uni et de l’Université McGill de Montréal depuis 2010.

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