GEOFFROY COUTEAU 9 La décision de se tourner vers Bach pour votre premier album en solo depuis la fin de votre cycle Brahms s’inscrit-elle dans une forme de continuité ? Geoffroy Couteau : Effectivement, dans la mesure où Bach a éclairé ma vision de l’œuvre de Brahms. Fréquenter sa musique m’a permis de comprendre les racines du répertoire romantique allemand dont il a été l’un des grands inspirateurs. J’ai d’ailleurs enregistré la transcription pour la main gauche de la Chaconne en Ré mineur parue sur le même album que le premier concerto opus 15 en Ré mineur avec l’Orchestre National de Metz Grand Est. Sans doute était-ce une façon de me projeter vers la suite, sans savoir pour autant quel serait mon nouveau projet car je ne jouais pas encore les Variations Goldberg. Comment décririez-vous l’influence de Bach dans votre propre cheminement artistique ? Elle a été essentielle, comme pour bien des musiciens. Bach est une figure centrale de ma vie. J’ai beaucoup écouté sa musique, au point d’entretenir une relation presque obsessionnelle avec le compositeur. Ses Suites anglaises, dans la version de Murray Perahia m’ont longtemps envouté et ont été, d’une certaine façon, déterminantes dans ma décision d’entrer au Conservatoire national supérieur de musique de Paris.
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