46 BACH | VARIATIONS GOLDBERG BWV 988 Geoffroy Couteau, vers Brahms et au-delà… Au cœur de sa vie d’artiste, il y a Johannes Brahms auquel il a consacré sa plus grande aventure discographique, multirécompensée par la presse internationale. Une passion amoureuse née dans l’enfance, vers l’âge de treize ans, lorsqu’il découvre les klavierstücke de l’opus 118. « C’est grâce à Brahms que je peux me sentir musicien » nous dit Geoffroy Couteau sans pouvoir expliquer les raisons d’une telle fascination. Sa relation avec le compositeur allemand n’en est pas, pour autant, exclusive. Son répertoire s’étend jusqu’à la création et Jean-Sébastien Bach en constitue l’autre pilier, même si son œuvre l’a longtemps intimidé. Sans doute ressent-il dans son corps ces mouvements de danses qui irriguent les compositions de Bach. Car le pianiste a toujours entretenu un lien physique avec la musique, hérité de ses années d’apprentissage de la gymnastique à haut niveau. « Le sport m’a aidé à traverser certaines étapes, à être à l’écoute de mon corps et de mes sensations. » explique-t-il. Le piano est entré dans sa vie presque par hasard avant de devenir, à l’adolescence, une évidence. C’est auprès de Michel Béroff et de Denis Pascal qu’il se forme au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, tout en profitant des master classes d’illustres maîtres. Une autre rencontre marque une étape déterminante de son parcours : celle de Nicholas Angelich avec lequel il se perfectionne. « Aujourd’hui encore, il n’y a presque pas un jour où je ne pense à lui » confie-t-il.
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