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GEOFFROY COUTEAU 17 Vous avez joué ce cycle dans des lieux et des pays différents. Qu’avez-vous appris sur son pouvoir d’attraction voire sur sa dimension universelle ? J’ai eu l’occasion d’interpréter ces variations devant des publics très variés et cela m’a convaincu qu’elles pouvaient nous toucher tous, quels que soient notre culture et notre vécu. Je garde notamment un souvenir très fort d’un concert pour des personnes fragiles et en grande difficulté sociale. On avait tenté de me dissuader de programmer cette œuvre, pensant qu’elle serait trop difficile d’accès. Mais j’ai voulu essayer, tout en veillant à l’introduire avec quelques mots de présentation. Et j’ai été frappé par l’intensité de leur écoute. Jouer ce cycle est une expérience toujours très forte. Quand on arrive à l’Aria finale, après avoir franchi toutes les étapes de ce long voyage, on a l’impression d’avoir partagé une aventure humaine avec le public, dans un véritable esprit de communion. C’est d’ailleurs une sensation troublante et unique !

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