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GEOFFROY COUTEAU 15 Avez-vous eu besoin d’écouter des clavecinistes ? Absolument ! J’adore le clavecin, mais c’est un instrument si différent du piano. Je ne parlerai donc pas d’influence directe mais d’une forme d’aboutissement suprême. J’éprouve beaucoup de plaisir également à écouter la version pour trio à cordes ou des transcriptions d’ensembles baroques. Même à deux guitares, cela fonctionne admirablement ! Abordez-vous ce cycle comme une œuvre spirituelle ? On ne peut faire abstraction de cette dimension chez Bach. Certaines pièces semblent même se référer aux Passions. Elles s’apparentent à des déplorations. C’est un besoin puissant d’écouter les grandes œuvres sacrées de Bach pour nourrir mon interprétation de sa musique. Comment ne pas penser à Jésus sur la croix et aux pleurs de Marie lorsqu’on joue la vingt-cinquième variation !

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