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GEOFFROY COUTEAU 13 Qu’en est-il de son architecture ? C’est une œuvre longue qui forme une boucle et dont il est nécessaire d’avoir une vision globale… La première décision concerne le choix de faire ou non les reprises. Ce qui a un impact considérable sur la longueur du cycle. Pour cet enregistrement, j’ai décidé de les faire car elles font aussi partie des proportions pensées par Bach alors que ça ne me semble pas un impératif au concert. Ensuite, il m’a semblé important d’organiser ma route en fixant des balises : l’ouverture à la française par exemple qui apparaît comme l’un des moments de basculement, la vingt-cinquième variation qui constitue le cœur émotionnel de la partition, la plus développée de ces trois petits joyaux en mineur d’une telle expressivité. Certaines pièces nécessitent d’être enchaînées tandis que d’autres peuvent être isolées. Et puis, il y a la reprise de l’Aria, à la fin, qui doit être nourrie de tout ce qui a précédé. C’est pourquoi il était indispensable de faire des filages, afin d’évaluer l’importance de chacune des variations sur ce qui suit. On réalise alors à quel point la pensée de Bach est concrète et qu’il ne faut jamais s’en défaire.

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