GEOFFROY COUTEAU 11 Dans quel état d’esprit êtes-vous arrivé en studio et comment vous êtes-vous préparé à cette nouvelle expérience ? Le fait d’avoir joué l’œuvre en concert m’avait permis de clarifier mes perspectives artistiques et mon champ d’investigation. Il convenait de réunir les paramètres propices à la réussite d’un enregistrement : le lieu, l’instrument et les partenaires. J’ai eu la chance d’être accueilli au Théâtre Auditorium de Poitiers, l’une des plus belles acoustiques pour le piano. De plus, mon choix de l’instrument s’est porté sur magnifique Yamaha réglé par François-Xavier Soulard, un technicien extraordinaire avec qui je collabore depuis une vingtaine d’années. Enregistrer un disque, c’est aussi s’appuyer sur une collaboration avec le directeur artistique ainsi que l’ingénieur du son. C’est un peu comme une teinte ou une couleur présente tout le long du disque, c’est donc primordial d’être en confiance. Frédéric Briant et Dominique Daigremont m’avaient déjà accompagné dans les concertos de Brahms. Ensemble nous avons cherché à réaliser le meilleur environnement sonore possible. Vivre une aventure collective aide considérablement à créer les dispositions idéales pour concrétiser ses idées musicales.
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