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Mozart // Fantaisie, Sonates KV332, 457 – Clementi // Sonate op.34 n°2

Aldo Ciccolini,

On le réduit souvent à sa production d’œuvres pédagogiques, mais Clementi est pourtant d’abord une figure majeure de l’histoire de la musique pour piano, que Beethoven tenait d’ailleurs en très haute estime.

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Livraison estimée le 18/06/2021

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Description

Chère au cœur d’Aldo Ciccolini, la Sonate op. 34 n° 2 figurait depuis longtemps à son répertoire sans qu’il ne l’ait jamais encore enregistrée. C’est désormais chose faite – et de quelle somptueuse manière ! – dans un programme où l’interprète revient par ailleurs à Mozart.

Après un premier volume très remarqué (LDV 03), il a cette fois confié aux micros la Sonate KV 332 et le fameux diptyque formé de la Fantaisie en Ut mineur KV 475 et de la Sonate en Ut mineur KV 457. Par sa richesse expressive et le préromantisme de ses accents, cet ensemble trouve toute sa place à côté de l’étonnante Sonate en sol mineur de Clementi.

« Il ne faut pas être impatient dans la vie ; certaines choses demandent un mûrissement » affirme Aldo Ciccolini.

Plus qu’un disque, un irremplaçable témoignage sur l’art d’une légende vivante du piano. À 87 ans, l’émerveillement et l’appétit de musique du maître sont intacts !

Wolfgang Amadeus MOZART

  • Fantaisie en Ut mineur KV475 12’13

Sonate n°14 en Do majeur KV457

  • Molto allegro 6’40
  • Adagio 7’18
  • Allegro assai 5’45

 

Muzio CLEMENTI

Sonate pour piano en Sol mineur op. 34 n°2

 

  • Largo e sostenuto. Allegro con fuoco 8’56
  • Un poco adagio 6’39
  • Molto allegro 6’32

 

Wolgang Amadeus MOZART

Sonate n°12 en Fa majeur KV332

 

  • Allegro 7’16
  • Aadagio 4’39
  • Allegro assai 4’59
« SI CHIC CICCOLINI » - Classica

Comment atteindre un tel raffinement et jouer avec si grande simplicité ? Comment déjouer les pièges de l’épaisseur facile et de la froideur distante ? Et ne pas perdre, dans une solennité sans lourdeur, Mozart au profit de Beethoven ou de Schubert ?

La réponse est sous les doigts du Maestro. Évidente. Parce que, tout d’abord, il connaît les opéras du compositeur et possède l’intimité de ses voix au bout des doigts. En effet, dès les premières mesures de la Fantaisie en ut mineur, il nous présente les personnages auxquels il est impossible de résister. Aldo Ciccolini devient acteur, chanteur et metteur en scène. Ensuite, parce qu’avec son piano Carl Bechstein admirablement typé, au brillant doré et si bien réglé, il occupe tout l’espace de la scène. Il organise les dialogues avec un sens inouï de la projection sonore. Rares sont les artistes qui obtiennent cette jubilation du toucher avec des moments de grâce et de silence, qui succèdent à un éclat de passion. Lorsque la légèreté s’abandonne au drame, lorsque les sentiments se mêlent avec une telle force, cela nous conduit aux dernières minutes de la Fantaisie, portées par une urgence solaire.

Les deux sonates sont fort bien choisies pour la violence de leurs contrastes (toutes deux en majeur) et leurs possibilités expressives. Celle en ut possède l’épaisseur d’une page concertante et, celle en fa, le sens inné de la révérence amoureuse (adagio). Ici encore, le jeu est “instinctivement” mozartien et plus encore offert dans un confort d’écoute qui surclasse les témoignages antérieurs de l’interprète.

Et Clementi ? Bien différemment d’Horowitz, sans la démesure de l’ego, Aldo Ciccolini associe la structure beethovénienne de la sonate à la fantaisie méditerranéenne (ce sont à nouveau les échos de l’opéra dans Un poco adagio !). Il anime les expressions les plus diverses, provoque des résonances volubiles et fait jaillir de cette musique, l’exubérance d’une improvisation de jeunesse.

« JUSQU'OÙ IRA ALDO CICCOLINI » - Diapason

La lenteur hypnotique de son premier album Mozart chez La Dolce Volta avait de quoi déstabiliser, elle s’élève ici jusqu’à des sommets parfois vertigineux. Prenez le finale de la Sonate en ut mineur : son ternaire est presque désincarné, jusqu’à faire oublier les contours rythmiques du thème… puis vient l’explosion avec des accords assénés tels des coups de poignards. Cette allure générale n’a en effet rien d’un train de sénateur : elle parmet à Aldo Ciccolini de creuser le son de chaque note, d’accuser les oppositions d’attaques, de dynamiques, de phrasés au profit d’une vision hautement théâtralisée.

Dans le diptyque en ut mineur, tout Don Juan est là, et même un peu plus ! Ciccolini joue Mozart comme un comédien entrecoupant sa déclamation de longs silences pour laisser au public le temps de profiter in petto du texte. Aucune chute de tension pour autant : le silence entre deux phrases de Mozart reste du Mozart !

Du théâtre, il y en a aussi dans la Sonate en sol mineur de Clementi, habilement glissée entre les KV 457 et 332. Les trois ré fortissimo initiaux ne sont-ils pas d’ailleurs les trois coups d’un lever de rideau imaginaire ? On retrouve ainsi chez Ciccolini comme des échos du fameux album Clementi d’Horowitz (RCA), dans ce tragique jeu du chat et de la souris, ou dans ces coups de boutoirs dont l’insistance peut évoquer la 5e de Beethoven.

“Charlatant” ? “Mechanicus” ? Les jugements peu amènes de Mozart sur son aîné paraissent bien dérisoires quand la musique de celui-ci est ainsi défendue. Pour Clementi donc, autant que pour ce Mozart si personnel.

« ALDO LA CLASSE ! » - L'express

Miracle ! À déjà 87 ans, le prolifique Aldo Ciccolini, bien connu des mélomanes pour ses Satie et ses Liszt, vient d’enregistrer l’un de ses meilleurs disques, consacré à Mozart et à Clementi. Sur un magnifique piano Bechstein, aux sonorités chaudes, très bien restituées par la prise de son, il joue avec une simplicité bouleversante, atteignant la décantation propre aux hommes qui ont vécu.

Les tragiques Fantaisie et Sonate en ut mineur de Mozart trouvent ainsi une solennité sans lourdeur, une gravité confinant toujours à la tendresse. Quant à la Sonate en fa majeur, elle n’est que fraîcheur, équilibre et sérénité. En complément, Ciccolini offre une sonate de Muzio Clementi, contemporain de Mozart ayant eu une influence reconnue que le jeune Beethoven. C’est bien cette filiation que souligne le pianiste toujours aussi volubile. On a l’impression d’entendre une improvisation juvénile. Mais il s’agit plutôt de la leçon d’un grand maître, comme le secret de l’éternelle jeunesse.

« QUOI ? CICCOLINI ? ENCORE LUI ? » - Médiapart

Comment composer quand le mal court ? 83, 84 et 85èmes des années 1700, Mozart est aux abois tout autant que célèbre.

Une rivière en douce coule, un relai se transmet cependant, source que l’on dirait miraculeuse qui s’avance vers Beethoven, une histoire comme les aiment les arts- au soleil. En écoutant ce nouveau disque d’Aldo Ciccolini, c’est d’abord à cela que l’on songe. On oublie cinq secondes l’interprète. Ensuite, évidemment…

L’inquiétude gagne de trop en dire ou de trop en faire. « Quoi ? Ciccolini ? Encore lui ?» pourraient à bon droit s’insurger les lecteurs. On le pense aussi, bien entendu. Mais il faut assumer, parce que c’est tout de même un destin qui se dessine: un artiste, après avoir un brin choisi le chemin des écoliers, se révèle depuis douze ans le pianiste du siècle. On dirait que rien ne l’arrête, que les menaces de la nuit lui donnent des ailes.

Parlez d’une Fantaisie : ce sont les tourments de la soie libertine, un pressentiment romantique, une idée d’avant-garde à l’approche du tombeau. Deux sonates et l’on croit que le tour est joué. Mais Clementi, que l’on n’attendait plus, danse un retour à l’Italie, retour à l’origine. Au piano se joue quelque chose. A s’en régaler, de toute urgence.

« ALDO CICCOLINI POURSUIT SON EXPLORATION DE MOZART » - Le Temps

Avec le grand âge (86 ans!), Aldo Ciccolini poursuit son exploration des Sonates de Mozart sous le label La Dolce Volta. Servi par une magnifique prise de son, le pianiste franco-italien exalte le bel canto chez le compositeur autrichien.

La beauté du son (un piano Bechstein), la pureté de la ligne, sans afféterie, font les qualités de son jeu. Certes, la main se fait un peu dure et lourde par instants, comme dans les octaves forte qui ouvrent la Sonate en ut mineur, K. 457. L’« Adagio » est très éloquent et dans le « Finale », Ciccolini fait sourdre la douleur avec une retenue qui éclate par instants. La Sonate en sol mineur op. 34 n° 2 de Clementi est jouée avec un puissant sens du drame et une agilité étonnante. La Sonate en fa majeur, K. 332, de Mozart est pareillement investie.

« ALDO CICCOLINI, UNE VIE AU PIANO » - Resmusica

Bientôt âgé de quatre-vingt-dix ans, Aldo Ciccolini, pianiste d’origine napolitaine naturalisé français depuis un demi-siècle, continue une carrière inlassable et originale. Anticonformiste tant pour son caractère et son apparence que pour ses interprétations, on le retrouve engagé dans un nouveau projet signé « La dolce volta ». Il s’agit pour ce label de produire peu d’albums par an avec le meilleur des artistes afin de réaliser un objet d’art tant par l’excellence de son contenu que pour l’aspect de son packaging.

L’album Mozart/Clementi accompagné d’un entretien d’Aldo Ciccolini réalisé par Alain Cochard (ConcertClassic) et d’un petit parcours photographique en est un exemple. Il permet de faire idéalement une confrontation et une comparaison entre deux génies du piano et deux écoles pianistiques. Rien d’inédit de ce point de vue sinon la façon de Ciccolini de créer une sorte de lien entre les œuvres proposées à travers la recherche d’une même dimension tragique. Dans Mozart, en effet, on n’entend pas la gaité ou la prétendue légèreté musicale propre du compositeur mais bien au contraire une veine dramatique, presque un tourment, soulignée par la brutalité de la main gauche et par des accents assez violents. Si tels sont les caractéristiques des mouvements rapides, les Adagios sont un rare exemple de pureté mélodique et de respect total du style classique. Aucun artifice, peu de pédale et une grande clarté sonore permettent à l’auditeur d’apprécier le charme de chaque note et l’intérêt esthétique. Une telle interprétation réalisée sur un piano de concert Bechstein (D280) laisse pressentir, selon les intentions de Ciccolini, les situations dramatiques des opéras mozartiens.

Dans Clementi, c’est le caractère italien, l’aspect virtuose, la pureté des lignes classiques, en bref l’art compositionnel, la profonde maîtrise de l’instrument et la connaissance technique que le pianiste exalte.

Si Ciccolini a voulu attendre quelques décennies avant d’enregistrer ces œuvres c’est justement pour les faire murir en lui-même afin de rendre le véritable caractère de ces chef-œuvres pianistiques.

« UN DISQUE DE LÉGENDE » - Classictodayfrance.com

« Un disque de légende, comme celui de Moravec, et certains témoignages d’Horszowski dans la discographie du piano mozartien. »

Aldo Ciccolini (1925-2015), esthète et athlète du piano, héritier de la tradition lisztienne, est entré dans l’histoire des monstres sacrés du piano. Ennemi de toute concession, insensible aux jeux de la médiatisation, il envisageait l’art musical comme un sacerdoce, créant néanmoins un lien puissant avec les auditeurs. Son regard d’aigle qui saisissait chaque touche avec une précision incomparable n’avait d’égale que sa puissance de jeu qui en faisait un véritable démiurge du piano.
Napolitain de naissance, naturalisé français à la fin des années 60, premier prix Long-Thibaut en 1949 à l’âge de vingt-quatre ans, des débuts à New York l’année suivante sous la direction de Mitropoulos, une nomination comme professeur au Conservatoire de Paris en 1972, très grand lisztien et virtuose solitaire, Aldo Ciccolini a retrouvé ensuite le chemin des salles de concert et des studios d’enregistrement. Le succès foudroyant que réserve la France à Aldo Ciccolini libéra sa passion pour la musique française, dont il devint un ardent défenseur à travers le monde.
Parallèlement à sa carrière de concertiste, il a été également un accompagnateur très recherché (Elisabeth Schwarzkopf, Renata Scotto et Régine Crespin).
Aldo Ciccolini fut l’un des rares grands maîtres du piano à courir inlassablement les routes et à mener une vie placée sous le signe du mouvement. L’originalité souvent visionnaire de son répertoire, l’alchimie de ses plus intimes recherches l’ont retenu longtemps de dévoiler son interprétation des plus grands compositeurs.
« Tous les jours, je travaille, et parfois même la nuit. J’ai la chance énorme, horrible, d’être insomniaque, pour moi le sommeil est une vue de l’esprit. J’attends le sommeil éternel et, profitant de l’instant, je préfère travailler. »

Virtuose mondialement reconnu, le pianiste français d’origine italienne Aldo Ciccolini, décédé dimanche 1er février à l’âge de 89 ans, aura affiché plus de 60 années d’une carrière toute en finesse et sans esbroufe. Devenu le doyen français des grands maîtres du clavier, il considérait le piano comme un « sacerdoce » quasi religieux.

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