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MOZART // Sonates KV280, 331 & 333

Aldo Ciccolini,

Qu’importent la technique et l’expérience, la virtuosité d’un artiste dépend toujours d’une épiphanie. Aldo Ciccolini, qui a su en soixante ans de carrière établir une relation intime entre lui-même et les grands compositeurs, porte à quatre-vingt-cinq ans un regard nouveau sur l’un des plus grands :
“Je comprends Mozart maintenant”.

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Description

L’homme qui a fait ses débuts en 1941 vient du haut de toute sa sagesse d’atteindre le cœur de la musique du jeune prodige. En effet, Ciccolini n’a cessé pour ce disque de remonter le temps, afin de revenir à la jeunesse des premières années : il dit retrouver aux ivoires Bechstein le “son de son enfance”, et cette énergie nouvelle rend justice à la fougue impétueuse d’un génie indompté. Les trois sonates, qu’il a pourtant jouées et rejouées pendant tant d’années, soudain se soulèvent à la lumière d’une relation profonde entre les deux maîtres.

La force de Ciccolini, c’est de pouvoir réinventer. La technique scolaire est rétrogradée au profit d’une interprétation poétique. Mozart n’est plus une succession de doubles croches et de noires pointées, c’est une émotion portée par la virtuosité sans égale d’un talent au service du génie.

Il a fallu à Mozart dix-sept ans pour écrire ces sonates ; il a fallu à Ciccolini quatre-vingt-cinq ans pour les transcender.

Sonate n° 11 en la majeur, Marche Turque K.331

  • Andante grazioso 10’35
  • Menuetto 5’17
  • Alla Turca : allegretto 3’46

 

Sonate n° 2 en fa majeur, K.280

 

  • Allegro assai 4’44
  • Adagio 4’29
  • Presto 3’07

 

Sonate n° 13 en si bémol majeur, Linz K.333

  • Allegro 8’03
  • Andante cantabile 6’05
  • Allegretto grazioso 6’49

 

« LE MAGNIFIQUE TÉMOIGNAGE D’UNE VOIX UNIQUE » - Classica

Quelle excellente idée que de proposer à un Aldo Ciccolini, célébrant allégrement ses 85 ans, qu’il nous offre « son » Mozart.

On le sait, Mozart, avec sa jeunesse, son amour de la vie, son indéchiffrable génie, convient bien aux grands sages du piano qui laissent couler leurs doigts sur le clavier pour en extraire une sorte de quintessence mélodique.

Aldo Ciccolini voyage de fait sur les mêmes cimes. C’est avec un calme intérieur absolu qu’il aborde ces pages : ce n’est jamais très rapide, mais cela possède une sorte de vitalité interne, s’exprimant souvent par la main gauche, qu’on n’entend pas toujours chez nos jeunes héros modernes du clavier. Le mouvement initial de la Sonate K.280 paraît ainsi propulsé de l’intérieur, sans effort apparent. Et son Adagio, où Ciccolini fait se côtoyer dénuement de la note et intensité lyrique, constitue le cœur de cet enregistrement.

« CHARMANTES MINIATURES AUX MÉLODIES DÉLICIEUSES » - Pianiste

Il y a quelque chose d’infiniment doux et régénérant dans le Mozart d’Aldo Ciccolini. Au soir de sa vie (85 ans!), le pianiste italien joue trois Sonates avec simplicité et cœur. Il a choisi un piano Bechstein au son moelleux et cristallin à la fois, très différent d’un Steinway. On pourrait citer à elle seule la Sonate en fa majeur, K. 282, comme un modèle de style mozartien : le phrasé, l’articulation, le chant (très bel «Adagio») y sont exemplaires. Dans le premier mouvement de la Sonate en la majeur, K. 331, comme dans celui de la Sonate en si bémol majeur, K. 333, le trait est un peu lisse, mais pour le reste, tout est superbe. Le «Menuet» de la Sonate K. 331, enlevé, ciselé, et la fameuse «Marche turque», jouée pas trop vite, sont un ravissement. Un grand disque, au final.

« LA MATURITÉ D'UN PIANISTE » - Muzikzen

Qu’est-ce que la maturité ? Sans doute une étape qui recueille le fruit et les leçons de toute une vie de travail et d’expérience, de découverte et d’invention. En ce sens, le dernier enregistrement que nous livre Aldo Ciccolini relève de la maturité : y éclate la virtuosité d’un pianiste qui, parce qu’il n’a plus rien à prouver, ne succombe jamais à la tentation de l’esbroufe. Sa compréhension des œuvres qu’il joue est prégnante de sa longue expérience et même des enregistrements passés (il a déjà enregistré toutes les sonates de Mozart). Et pourtant, il n’y a rien de réchauffé ni de convenu dans son interprétation ; on reconnaît son jeu, notamment sa manière très posée d’ouvrir chaque œuvre, mais il invente du neuf à partir de l’ancien. Il s’amuse avec les espiègleries de Mozart, se prête aux différents registres des sonates qu’il joue, passant de manière fluide de la légèreté enfantine (presque puérile) à la gravité. On l’appréciera particulièrement dans les variations de la sonate n° 11 qu’il donne magistralement comme un chef fait dialoguer les différentes voix de son orchestre. Pendant longtemps, Ciccolini jouait beaucoup sur des pianos Fazioli. Ici le Bechstein qu’il joue signe sa maturité : il ne perd rien de la clarté italienne mais l’enrichit de la sonorité romantique allemande, un heureux mélange qui va plutôt bien avec l’esprit du génie mozartien.

« UNE VÉRITABLE LEÇON DE STYLE » - Cadences

« Mozart me fait du bien. Il m’aide à vivre. » Cette profession de foi d’Aldo Ciccolini est celle d’un éternel jeune homme de 85 ans qui ne cesse de remettre sur le métier des partitions qui ont illuminé son existence de pianiste légendaire. Ce début d’une intégrale annoncée des Sonates pour clavier de Mozart se présente sous les meilleurs auspices. L’interprétation de trois d’entre elles, enregistrées pour le nouveau label Dolce Volta, est une véritable leçon de style. On doit associer à la suprême élégance, au toucher cristallin, à la luminosité de la conception du soliste, les qualités de timbre d’un piano Bechstein subtil et profond. Les photographies colorées et intenses d’Axel Arno qui accompagnent ce CD en font un objet d’art tant pour les yeux que pour les oreilles.

« UN FORMIDABLE LEÇON DE JOUVENCE » - Point de vue

Non, la marche turque ne se résume pas seulement à ces quelques notes claironnées sur les pianos de notre enfance. Sous les doigts du virtuose Aldo Ciccolini, la “Sonate en fa majeur” de Mozart révèle son incroyable beauté.

Pour son premier opus, le label La Dolce Volta nous fait redécouvrir trois chefs-d’oeuvre, et nous donne par l’intermédiaire d’un interprète de 85 ans, une formidable leçon de jouvence.

« À ÉCOUTER POUR LE PLAISIR » - Balthazar

Transcender une œuvre qu’il joue depuis l’adolescence, telle a été l’ambition d’Aldo Ciccolini, 86 ans, l’un de nos plus grands pianistes, sur ce disque La Dolce Volta. En retrouvant le « son de son enfance » sur les ivoires Bechstein, le virtuose offre un regard neuf sur ces sonates grâce à un jeu poétique sublimé par l’expérience d’une vie.

Aldo Ciccolini (1925-2015), esthète et athlète du piano, héritier de la tradition lisztienne, est entré dans l’histoire des monstres sacrés du piano. Ennemi de toute concession, insensible aux jeux de la médiatisation, il envisageait l’art musical comme un sacerdoce, créant néanmoins un lien puissant avec les auditeurs. Son regard d’aigle qui saisissait chaque touche avec une précision incomparable n’avait d’égale que sa puissance de jeu qui en faisait un véritable démiurge du piano.
Napolitain de naissance, naturalisé français à la fin des années 60, premier prix Long-Thibaut en 1949 à l’âge de vingt-quatre ans, des débuts à New York l’année suivante sous la direction de Mitropoulos, une nomination comme professeur au Conservatoire de Paris en 1972, très grand lisztien et virtuose solitaire, Aldo Ciccolini a retrouvé ensuite le chemin des salles de concert et des studios d’enregistrement. Le succès foudroyant que réserve la France à Aldo Ciccolini libéra sa passion pour la musique française, dont il devint un ardent défenseur à travers le monde.
Parallèlement à sa carrière de concertiste, il a été également un accompagnateur très recherché (Elisabeth Schwarzkopf, Renata Scotto et Régine Crespin).
Aldo Ciccolini fut l’un des rares grands maîtres du piano à courir inlassablement les routes et à mener une vie placée sous le signe du mouvement. L’originalité souvent visionnaire de son répertoire, l’alchimie de ses plus intimes recherches l’ont retenu longtemps de dévoiler son interprétation des plus grands compositeurs.
« Tous les jours, je travaille, et parfois même la nuit. J’ai la chance énorme, horrible, d’être insomniaque, pour moi le sommeil est une vue de l’esprit. J’attends le sommeil éternel et, profitant de l’instant, je préfère travailler. »

Virtuose mondialement reconnu, le pianiste français d’origine italienne Aldo Ciccolini, décédé dimanche 1er février à l’âge de 89 ans, aura affiché plus de 60 années d’une carrière toute en finesse et sans esbroufe. Devenu le doyen français des grands maîtres du clavier, il considérait le piano comme un « sacerdoce » quasi religieux.

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