CHOPIN // Les 24 Préludes, Barcarolle…

Joaquín Achúcarro,

Le pianiste basque Joaquín Achúcarro a célébré son 85e anniversaire en enregistrant pour la première fois Chopin. Il assure qu’il se porte anormalement bien et que, pour l’instant, il ne pense pas à s’éloigner des scènes.
“Je veux continuer à tout jouer : Mozart, Brahms … C’est le destin qui décidera de ma retraite, a-t-il souligné.”

10,00 

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Description

Les Préludes ne sont pas de petits joyaux disposés les uns à côtés des autres ; ils forment un tout, une oeuvre gigantesque. Chaque prélude, si bref soit-il, présente une humeur particulière et constitue un univers en soi. On a affaire à vingt-quatre « études psychologiques », vingt-quatre états d’esprit : humanité, joie, rage, héroïsme, défaite, triomphe, amour, nostalgie, tristesse, espoir, résignation, etc. – autant de sentiments que Chopin connaissait parfaitement.

Joaquín Achúcarro aura attendu longtemps avant d’enregistrer les Préludes car il voulait avoir la sensation de les avoir totalement assimilés – au point d’en faire, pour ainsi dire, une part de son subconscient – ; un peu comme s’il s’était agi de nouer une relation d’amitié avec un être vivant. À partir de là, il était prêt à prendre le chemin du studio d’enregistrement.

24 Préludes op.28 (1839)

 

  • Prélude n°1 en Ut majeur – Agitato 0’41
  • Prélude n°2 en La mineur – Lento 2’09
  • Prélude n°3 en Sol majeur – Vivace 1’11
  • Prélude n°4 en Mi mineur – Largo 2’06
  • Prélude n°5 en Ré majeur – Allegro molto 0’42
  • Prélude n°6 en Si mineur – Lento assai 1’57
  • Prélude n°7 en La majeur – Andantino 0’48
  • Prélude n°8 en Fa dièse mineur – Molto agitato 2’11
  • Prélude n°9 en Mi majeur – Largo 1’25
  • Prélude n°10 en Ut dièse mineur – Allegro molto 0’36
  • Prélude n°11 en Si majeur – Vivace 0’40
  • Prélude n°12 en Sol dièse mineur – Presto 1’26
  • Prélude n°13 en Fa dièse majeur – Lento 3’37
  • Prélude n°14 en Mi bémol mineur – Allegro 0’45
  • Prélude n°15 en Ré bémol majeur – Sostenuto 6’04
  • Prélude n°16 en Si bémol mineur – Presto con fuoco 1’14
  • Prélude n°17 en La bémol majeur – Allegretto 4’10
  • Prélude n°18 en Fa mineur – Allegro molto 1’02
  • Prélude n°19 en Mi bémol majeur – Vivace 1’34
  • Prélude n°20 en Ut mineur – Largo 1’43
  • Prélude n°21 en Si bémol majeur – Cantabile 2’06
  • Prélude n°22 en Sol mineur – Molto agitato 0’54
  • Prélude n°23 en Fa majeur – Moderato 1’05
  • Prélude n°24 en Ré mineur – Allegro appassionato 2’56

 

  • Prélude op.45 en Ut dièse mineur 5’43

 

  • Prélude op. posthume en La bémol majeur 1’04

 

  • Fantaisie-Impromptu en do dièse mineur, Opus posthume 66 6’15

 

  • Nocturne en Mi bémol majeur, Op. 9 n° 2 5’03

 

  • Nocturne n° 20 en Do dièse mineur, Opus posthume 4’12

 

  • Barcarolle en Fa dièse majeur, Op. 60 8’54

 

« L’assurance du maître » - Musikzen

Joaquin Achucarro impose un Chopin longuement mûri.
« Regardez ces arbres : le vent joue dans leurs feuilles, les fait ondoyer ; mais l’arbre ne bouge pas. Voilà le rubato chopinesque » : en voulant expliquer l’inexplicable, Liszt a épaissi le mystère. Joaquim Achucarro, pianiste majeur, assez peu reconnu en France eu égard à sa notoriété espagnole et internationale, rend l’image plus nette… et plus mystérieuse encore. Dans les vingt-quatre Préludes, qu’il a enregistrés l’année dernière en Angleterre pour le label français La Dolce Volta et qui paraissent pour ses quatre-vingt ans, il va très loin dans l’ondoiement des feuilles, à rebours de toute une école d’interprétation plus objective, voire structuraliste, dont Maurizio Pollini est le phare. De fait, on admire sa liberté, la façon très personnelle dont il joue avec la barre de mesure, sa recherche d’une respiration qui serait celle de Chopin (« … et qui n’est pas celle de Haydn ni de Debussy », explique-t-il dans l’interview de pochette), son travail sur le son aussi, subtilement coloré. On peut aussi, dans ce jeu à l’ancienne (différent de l’actuel « historiquement informé ») être charmé, ou gêné par un certain sentimentalisme, preuve supplémentaire que l’artiste n’a que faire des modes, tendances et habitudes d’écoute. En complétant le programme avec les Préludes« supplémentaires », deux Nocturnes, la Fantaisie-impromptu op. 66 (« un drame plein de remous et d’angoisse ») et l’harmoniquement prospective Barcarolle, il persiste et signe, avec l’assurance d’un maître.

« Préludes dramatiques » - Artamag'

« Molto rubato », Joaquín Achúcarro affirme dès le Prélude en ut que son retour à Chopin est celui d’un artiste d’une autre époque. Qui oserait jouer ainsi, si librement, le cycle des Préludes, les prenant à bras le corps pour mieux les déclamer ?

Si, c’est surprenant, qu’on peut détester cette façon de dire « je » dans une musique où tant auront justement étalé leur ego et que, par une réaction salutaire, les pianistes de la jeune génération auront voulu rendre à la pureté de leurs textes. Pas Joaquín Achúcarro, qui ose tout, et finit par force de persuasion à nous faire entrer dans son Chopin sculpté, peu soucieux du beau son, absolument romantique dans cet art de phraser qui suspend la mesure, et parfois même altère le temps propre à ces musiques.

Il faisait déjà ainsi, encore jeune homme, dans ses Goyescas burinées, dans ses Falla arides, manière admirable et dérangeante qui trouve chez Chopin peut-être sa limite, en tous cas sa transfiguration.

Tout en m’interrogeant, j’écoute fasciné de ce que ce maître-pianiste fait ici, cette âpreté, cette noirceur tragique, ce jeu absolument à dix doigts qui extrait chaque goutte du suc de ces brèves pièces pour mieux les unifier d’un seul geste.

Deux Nocturnes sans lune seront de la même eau, une Barcarollemesurée aussi, et plus étonnant la Fantaisie-impromptu, prise dans un tempo ample, qui devient ce poème quasi scriabinien que jadis Vladimir Horowitztentait aussi. Unique, et troublant.

T« Une véritable intégrale » - Diapason

Joaquin Achucharro a attendu que les Préludesdeviennent “une part de son subconscient” avant de les enregistrer. C’est chose faite, à quatre-vingt-cinq ans, avec une vision profonde, sombre et pleine de grandeur. Les multiples sentiments que Chopin a entremêlés dans ce labyrinthe sont esquissés avec précision, sans qu’on perde jamais de vue ni l’élan général, ni la progression logique sur laquelle le cycle se construit. L’élocution est ferme, le ton exempt d’hésitation comme de coquetteries.
Avec un jeu clairement articulé qui va directement à l’essentiel, Achucarro donne à entendre la mécanique interne de chacune de ses vignettes, leurs engrenages impeccables mes par une mystérieuse énergie vitale.
On apprécie la vitalité et l’élévation qu’apporte Achucarro aux Préludes op.28.  Le Prélude op.45 “avec ses modulations inouïes et sa fabuleuse cadence finale”, et le Prélude en la bémol, “qui nous sourit de manière si belle” complètent l’album. Achucarro livre ainsi – ce qui n’est pas si fréquent – une véritable intégrale de ce que Chopin écrivit sous le titre de Prélude.

« Une véritable leçon de musique » - Classica

Á n’en pas douter, le rapport intime et la maîtrise de la partition dans les moindres détails ont permis à Joaquin Achucarro de proposer cette vision unitaire des Préludes de Chopin. Son jeu, tout entier au service de la musique, s’accomplit dans une liberté et une manière de varier le toucher lui permettant d’obtenir tout à tour des sonorités mordantes et caressantes.
Enfin, on apprécie que Joaquin Achucarro ait réalisé une véritable intégrale des préludes composés par Chopin en ajoutant aux vingt-quatre Préludes, celui de l’Opus 45 et de l’Opus posthume en la bémol majeur. Le sens de l’improvisation de l’artiste sert admirablement les harmonies et le bel canto de Chopin, notamment dans la Barcarolle.

Après une première apparition publique à Bilbao à l’âge de trize ans (Concerto KV466 de Mozart), Joaquín Achúcarro travaille auprès de Cubiles à Madrid, Agosti en Italie, Marguerite Long en France, Gieseking en Allemagne, Malagoff en Suisse et Seidlhoger à Vienne. Décisive dans son parcours fut la victoire au nouveau Concours de Liverpool, gagnée l’année précédente par Zubin Mehta comme chef d’orchestre.

Le grand succès de son début à Londres avec le London Symphony lui ouvre les portes de l’Angleterre et d’une carrière internationale, ininterrompue dans 59 pays, avec 214 orchestres… Une liste impressionnante, tout comme la richesse de son répertoire qui reste très attaché au romantisme et à la première moitie du XXe siècle.

« J’ai passé toute ma vie à la recherche de ce son qui fait que le piano suggère et rappelle le chant », confie Joaquín Achúcarro.
Un art du clavier que l’interprète s’attache à transmettre: depuis 1989 il se dédie avec passion à l’enseignement, dans le cadre de la Southern Methodist University de Dallas (USA) accordant ses périodes de classes avec son calendrier des concerts.

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