ALKAN // Œuvres pour piano

Pascal Amoyel,

Charles-Valentin Alkan (1813-1888) fut un pianiste remarquable, doté d’une technique exceptionnelle. Sa contribution au développement de la virtuosité fut évidente et il sut parfaitement exploiter les possibilités du piano.

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Description

Ses compositions longtemps méconnue sont encore peu enregistrées. Sa musique n’appartient à aucune école, mais son art de la gradiation du son et son goût pour le chant, modèle de déclamation pianistique, le rapprochent de Chopin.
La Dolce Volta s’associe au pianiste-compositeur Pascal Amoyel pour célébrer le bicentenaire de la naissance de Charles-Valentin Alkan car « Il est toujours fascinant de suivre pas à pas l’évolution de l’écriture d’un compositeur tout au long de sa vie. L’inspiration instinctive des premières années laisse souvent place à une maturité qui se concrétise par un véritable dépouillement de la musique, comme si celle-ci retournait alors à son essence en se laissant peu à peu envahir par le silence d’où elle émerge. »

  • Nocturne en Si majeur, op.22 05’50
  • Barcarolle op.65 n°6 (extrait du Troisième recueil de chants) 04’13
  • Chanson de la folle au bord de la mer, op.31 n°8 05’22

 

Grande Sonate, op.33 “Les 4 âges”

 

  • 20 ans – Très vite 07’20
  • 30 ans – Quasi Faust. Assez vite 15’30
  • 40 ans – Un heureux ménage. Lentement 12’31
  • 50 ans – Prométhée enchaîné. Extrêmement lent 10’20

 

3 Esquisses, op.63 (1er Livre)

 

  • “Les Cloches”, op.63 n°4 01’06
  • “La Vision”, op.63 n°1 03’10
  • “Les Soupirs”, op.63 n°11 02’01

 

« Alkan par Pascal Amoyel : une révélation » - Le Monde

Certains compositeurs sont connus pour de mauvaises raisons : c’est le cas de Charles-Valentin Alkan, grand représentant de l’école romantique française au point d’être surnommé le “Berlioz du piano”. Sa mort a frappé les esprits au point d’occulter sa musique – selon la légende, il fut écrasé sous sa bibliothèque alors qu’il en extrayait le Talmud. Virtuosité et maturité, puissance du lyrisme et sens de la narration, le pianiste Pascal Amoyel rend ici un vibrant hommage au compositeur né il y a juste un siècle, et se révèle transcendant notamment dans la sonate-fleuve Les Quatre Ages, vaste poème “symphonique” (et philosophique) qui relate la vie de l’homme du berceau à la tombe.
Une révélation.

« Connaissez-vous Alkan ? » - Le Figaro Magazine

Pour restituer la musique trop sous-estimée de Charles-Valentin Alkan (1813-1888), il faut un interprète à la fois médium et médiateur, tant celui que l’on surnommait le « Berlioz du piano » demande empathie et virtuosité, grain de folie et humilité. Coincée entre celle de Liszt, dont il fut le rival, et celle de Chopin, dont il reprit les élèves, la postérité du compositeur français souffre d’une existence qui ne donna pas prise au romanesque et d’une œuvre exigeante, quasi philosophique… et pourtant si humaine, délicate et subtile.
Fasciné par ces pièces denses qui ne cessent de transcender l’ordinaire, le pianiste Pascal Amoyel sait guider l’auditeur dans ce monde intérieur nourri de spiritualité, dont il dit joliment qu’il “est ancré dans la terre et monte, à force de combats épiques, vers le ciel.

« Un millésimé, hors d'âge » - Classica

Pour le bicentenaire d’Alkan, Pascal Amoyel nous fait découvrir la musique étrange d’Alkan qui ne ressemble à rien de connu.

Pascal Amoyel appartient à cette élite du piano qui, loin de toute médiatisation, a enregistré Alkan. Il a déjà bien mérité du piano, notamment avec ses Harmonies poétiques et religieuses de Liszt et ses Poèmes de Scriabine. Mais là, c’est autre chose. Jouer cette musique suppose, outre une virtuosité plus que transcendante, une concentration mentale et une imagination sonore peu communes. Ce qu’il nous découvre d’Alkan est prodigieux. En plus des doigts, il possède le sens du son, le don de faire vivre une musique très particulière et qui, le plus souvent, ne ressemble à rien de connu dans le paysage pianistique romantique.
Non seulement Pascal Amoyel semble vivre cette musique comme s’il l’improvisait, non seulement il en rend le lyrisme fou et parfois névrotique, mais il fait tout cela avec la plus grande clarté et sait libérer la puissance du piano sans le brutaliser ni se montrer brouillon.
Un très grand disque qui devrait contribuer à une meilleure connaissance de celui qui reste de plus étrange compositeur du XIXe siècle français.

« Pascal Amoyel nous aide à oublier un Alkan pianiste sulfureux, pour nous dévoiler l'homme » - Diapason

En plaçant la sonate au centre de son programme, Pascal Amoyel distingue à la fois sa faculté d’innovation mais aussi sa capacité à émouvoir. Dans cette oeuvre étonnante aux quatre mouvements disposés de façon inhabituelle (du plus rapide au plus lent) pour illustrer le cours de la vie humaine, le pianiste prend le parti de la mesure. Là où d’autres misent sur leurs doigts, il unifie l’ensemble par une virtuosité discrète et des tempos sans exagération, faisant de cette sonate inversée une grande fresque poétique.
Avec le Nocturne aux harmonies très chopiniennes, avec la Barcarolle à mi-chemin entre Mendelssohn et Satie, Amoyel nous montre un Alkan non pas replié sur lui-même, mais ouvert aux autres. Dans les Esquisses, son journal intime, il met en avant sa capacité à saisir l’émotion (La Vision), l’instant (Les Cloches), le fugace (Les Soupirs).
Ce faisant, il souligne une sensibilité que l’histoire n’a pas encore reconnue au compositeur, jusqu’à présent perçu comme un virtuose flamboyant ou un ange du bizarre.

« Pascal Amoyel redonne à Alkan sa place parmi les maîtres du piano du XIXᵉ siècle » - Les échos

Cela commence par un nocturne, comme du Chopin, et s’achève sur « Les Soupirs », comme du Liszt. Le propos de Pascal Amoyel n’est pourtant pas de présenter Alkan comme un brillant épigone mais de lui redonner sa place parmi les maîtres du piano du XIXe siècle. Né en 1813, la même année que Verdi et Wagner, il subjugua ses contemporains par ses dons précoces et sa virtuosité conquérante avant de se réfugier dans son monde intérieur, loin de la superficialité des salons.
Considéré en son temps comme le Berlioz du piano, c’est-à-dire un compositeur capable de bâtir un monde inouï depuis son clavier, Alkan laisse un long catalogue où des miniatures côtoient d’amples fresques. Pascal Amoyel associe ainsi quelques « Esquisses » à la « Grande Sonate ». En trois quarts d’heure, elle résume « Les Quatre Ages » de la vie humaine, entre vingt et cinquante ans, et évolue d’un tempo « Très vite » vers un « Extrêmement lentement ». Dans cet ultime moment, Pascal Amoyel entend « une méditation désespérée qui regarde vers Beethoven ».
Le pianiste signe un disque dans lequel apparaît sa passion pour ce grand compositeur qui demande un grand « investissement musical, physique et intellectuel ». Si la puissance du geste, la riche palette de couleurs et le souffle valident la comparaison avec Berlioz, la maîtrise des traits, la délicatesse des nuances et la hauteur de vue rappellent que derrière l’artiste virtuose se cachait aussi un mystique qui mérite d’être entendu.

« L'oublié du romantisme français » - Musikzen

« Charles-Valentin Alkan, le Berlioz du piano », disait Hans de Bulow. « Mort écrasé par sa bibliothèque », ajoute-ton communément (mais cette information n’a jamais été confirmée). On sait aussi qu’il s’est retiré très tôt de la vie publique, et qu’il a composé une Grande Sonate de trois quarts d’heure sous-titrée « Les quatre Ages », que peu de pianistes se risquent à jouer en raison de sa difficulté. Selon Pascal Amoyel, « si l’on n’est convaincu qu’à moitié par la musique d’Alkan, mieux vaut ne pas la jouer ». Dans le sillage de Bernard Ringeissen, Pierre Réach et Raymond Lewenthal, il s’y colle aujourd’hui, entourant la Sonate de petites pièces témoignant de l’éclectisme de ce cet oublié du romantisme français. De fait, son œuvre résume ledit romantisme : il y a du Mendelssohn dans la Barcarolle op. 56, du Chopin dans le Nocturne op. 22, et surtout du Liszt – qui aimait beaucoup Alkan, et pour cause – dans la Sonate. Plus personnelles sont les brèves Esquisses, et surtout la fantastique (dans tous les sens du terme) Chanson de la folle au bord de la mer, extrait des 25 Préludes dans tous les tons. Avec un toucher royal et une technique accomplie, Amoyel est bien près de nous convaincre qu’Alkan mérite une place moins discrète auprès de ses illustres confrères.

« Alkan, une vie d'artiste » - La Croix

Emblématique d’un compositeur aux paradoxes fascinants, la plage 8 de cet indispensable disque (sous le jeune label La Dolce Volta) nous fait entendre une pièce de quelques secondes à peine : Les Cloches, titrée du premier livre d’Esquisses, op. 63 de Charles-Valentin Alkan (1813-1888). Méditation, nostalgie et émotion indéfinissables… La musique qui naît sous les doigts du pianiste Pascal Amoyel distille un parfum légèrement vénéneux et pourtant apaisant. À l’instar de cette Prière aux accents archaïsants, moment suspendu inscrit dans le troisième mouvement de la Grande Sonate op. 33 que le compositeur a intitulé Les 4 âges. Toute une vie, avec ses tourbillons impétueux et ses regrets, ses rêves ardents et ses désespoirs, dont l’immense talent de Pascal Amoyel restitue le souffle ambitieux et la très grande humanité.

« Amoyel, Alkan : formidable » - Médiapart

Compositeur français contemporain de Liszt et Chopin, passionné de littérature talmudique, Alkan bénéficie de nos jours d’une véritable reconnaissance. Enfin, pourrait-on dire, tant la postérité lui menait la vie dure. On sait les qualités de Pascal Amoyel: une virtuosité pertinente, une qualité de silence qui, tout paradoxe mis à part, exprime le souvenir intense des notes, un don pour l’évocation, le paysage sonore. Avec cet enregistrement, construit de manière intelligente, il démontre beaucoup plus encore. A découvrir de toute urgence…

« Un OVNI du romantisme français » - Crescendo

Hans von Bülow a dit de lui qu’il était le Berlioz du piano, on a écrit qu’il avait fallu qu’il meure pour qu’on soupçonne son existence (journal Le Ménestrel de 1888). Et la légende prétend qu’il est mort écrasé par sa bibliothèque. Tout, dans la vie et la carrière de Charles-Valentin Alkan, misanthrope au catalogue gigantesque où le monumental côtoie la miniature, nous pousse à voir en lui l’exemple type du compositeur maudit, génial mais incompris: une notion très romantique, à coup sûr, mais c’est précisément dans ce romantisme que son art s’inscrit en plein malgré ses particularités, il faudrait dire ses singularités. Car il ne faut pas écouter longtemps sa musique pour piano, qui représente l’essentiel de son oeuvre, pour prendre la mesure de son talent tout à fait à part. Même dans sa monumentale sonate Les quatre âges, la structure habituelle de la forme sonate semble s’évaporer. Ses quatre mouvements, aussi différents que possible dans leur esprit et leur caractère, s’apparentent davantage à des impromptus monstrueux par leurs dimensions. Mieux encore, ils mériteraient d’être appelés fantaisies, tant les sautes d’humeur sont légion dans ces pages labyrinthiques, dans un esprit de liberté et d’expression qui rappelle souvent les pages les plus stigmatisantes de Liszt. Il ne faudrait pourtant pas voir dans le Français un simple suiveur du Hongrois. Schubert, Chopin, voire Schumann, le dernier Beethoven et, plus loin, Scriabine et son mysticisme, ne sont jamais bien loin. Surtout, le ciment qui lie tous ces éléments parfois un peu disparates est bien original, bien personnel à cet art unique dans tous les sens du terme.

Dire que Pascal Amoyel s’en tire avec les honneurs est un euphémisme. Comme le meilleur des pédagogues, il souligne toutes les filiations, détaille avec limpidité les complexes structures et, en même temps, n’oublie jamais la passion, la folie, l’atmosphère hypocondriaque qui règnent en maîtres.
Du grand Alkan et un succès de plus pour ce label doué pour nous proposer des disques d’exception.

« Le jeu antithétique de Pascal Amoyel » - Le républicain lorrain

Il est grand jusque dans les petites choses pourrait-on dire de Pascal Amoyel et l’étonnante approche qu’il eut, dans la manière de dérouler son programme antipodal, en a surpris certains et ravi d’autres, dans cette salle de l’Esplanade de l’Arsenal, à Metz, pleine comme un œuf, comme on pouvait s’en douter.
D’abord, dans la pénombre avant la lumière, il a eu la riche idée de choisir l’ignoré Charles-Valentin Alkan qui ne mérite pas l’ostracisme persistant qui l’entoure. Cependant il n’en a pas choisi les plus attrayantes pièces, plutôt celles, consanguines d’un Chopin pâle et qu’il caresse avec une simplicité soporative. Mais c’est sa manière confidentielle, sincère, voire secrète, qu’il dévoue au compositeur.

« Un must ! » - Concertonet

Pascal Amoyel présente un album monographique qui s’impose d’ores et déjà comme à thésauriser au titre de cette « année Alkan ».
Toutefois, si l’osmose entre le compositeur et l’interprète semble aussi parfaite, bien au-delà, évidemment, de la seule technique – aussi mise à contribution soit-elle dans ces partitions d’une redoutable difficulté d’exécution – et de la qualité de la prise de son, c’est peut-être parce que le rapprochement avec Liszt, auquel le pianiste français voue « un amour inconditionnel », ne cesse de venir à l’esprit : même parcours de vie, depuis les salons jusqu’au retrait du monde, même synthèse de virtuosité et d’élévation spirituelle – « 30 ans. Quasi-Faust », outre une dénomination on ne peut plus lisztienne, a peu à envier à une pièce telle que « Bénédiction de Dieu dans la solitude ».
Mais quand bien même il juge, non sans raisons, leurs musiques « assez différentes », Amoyel apparaît incontestablement comme un interprète tout aussi privilégié d’Alkan que de Liszt.

« Un vibrant hommage à Alkan » - Valeurs actuelles

Celui que le chef Han von Bülow surnommait “le Berlioz du piano”, celui que Franz Liszt tenait pour l’un des génies de son époque, demeure aujourd’hui encore méconnu du grand public.
Né en 1813, mort en 1888, ce maître du clavier français a traversé toute l’ère romantique, dont il est l’un des plus sûrs représentants. Ses partitions sont échevelées, fiévreuses, traversées d’élans foudroyants comme l’éclair, jubilatoires ; elles sont aussi empreintes de spiritualité, d’instants d’une sublime gravité.
Pascal Amoyel leur donne le relief et la profondeur qui seyent.

« Alkan par Amoyel : une résurrection de toute beauté » - Dernières nouvelles d'Alsace

Pascal Amoyel nous fait découvrir, sur le label La Dolce Volta, Charles-Valentin Alkan (1813-1888), compositeur aujourd’hui oublié alors qu’il fut considéré de son vivant comme le « Berlioz du piano » et qu’admira Franz Liszt. La modernité de sa musique est fascinante, qui semble relier Mendelssohn à Satie, Chopin à Debussy.
Pascal Amoyel en souligne la virtuosité digitale jamais gratuite.

« Amoyel célèbre le bicentenaire de la naissance d'Alkan » - Musique classique & Co

Plus de trois quarts d’heure de piano romantique avec tout l’arsenal pianistique possible de l’époque ; on en sort un peu groggy, mais ébloui ; encore une maître-disque de Pascal Amoyel…

« Amoyel, enthousiaste ambassadeur d'Alkan » - L'éducation musicale

Alkan, « le Berlioz du piano », selon Hans de Bülow, écrit une musique exigeante, qui demande un fort investissement physique et intellectuel. Elle paraît proche de la manière de Liszt. Et pourtant, ce musicien demeure inclassable, et d’une étonnante modernité.
La sélection de pièces, effectuée par Pascal Amoyel, est révélatrice de ses multiples facettes. La Grande Sonate op. 33, de dimension colossale, près de trois quart d’heure, est sous-titrée « les quatre âges de la vie ». Chacun de ses mouvements déroule un parcours singulier qui, telles les phases de la vie, vont du plus vite au plus lent. « 20 ans » débute par un thème galopant, en forme de gammes agitées, pour s’achever, après moult épisodes, victorieusement. « 30 ans » décline le mythe de Faust en une pléiade de séquences, telles que « sataniquement » ou « impitoyable », ou encore « avec délices ». L’inspiration est résolument lisztienne, quasi symphonique aussi. Le morceau, lui-même divisé en quatre parties, est une vaste digression sur les personnages de la saga faustienne. Le gigantisme de la coulée projette au-delà des envolées de Liszt, le grave du piano sonnant comme l’orgue. Cela restera extrêmement nuancé toutefois, du fait de notations méticuleuses. « 40 ans », ou « Un heureux ménage », livre la pastorale de la vie. Le discours respire un naturel agréable, dans l’aigu du spectre sonore, à l’aune d’indications, là encore évocatrices, « avec tendresse et quiétude », ou « gentiment ». Il se fait élégiaque, la félicité des jours heureux. Avec « 40 ans », marqué extrêmement lent, c’est la somme de toute une existence. Et sans doute plus que cela : pour Amoyel, le morceau « propose une véritable lecture musicale de la mort ». Le mysticisme d’Alkan s’y étale, au fil de grandes interjection en accords dominateurs dans le registre grave du clavier.
Les autres pièces, courtes, forment un saisissant contraste. Le Nocturne op. 22 est proche de Chopin et de son opus 32. La Barcarolle op. 65/6 renferme une audace harmonique, préfigurant Satie, et le sens de l’immobilisme en musique qui le caractérise. La quête de l’étrange, autre composante de l’univers d’Alkan, est illustrée par la Chanson de la folle au bord de la mer, et sa pédale de grave lancinante, qui rend les traits de la main droite presque effrayants. Avec les Esquisses op. 63, Alkan saisit l’instantané, le moment poétique, dans « La Vision », le trait quasi impressionniste, avec « Les Soupirs ».
Pascal Amoyel, enthousiaste ambassadeur du compositeur, est en empathie évidente avec un langage fascinant.
Bel enregistrement, clair et et présent, capté à l’Arsenal de Metz. A découvrir absolument !

« Alkan redécouvert par Pascal Amoyel » - Classic mais pas has been

L’histoire de la musique a failli l’oublier. Caché entre Liszt et Satie, Charles-Valentin Alkan (1813-1888) était un compositeur tourmenté et fascinant, le « Berlioz du piano» disait-on. Jeune prodige, il s’isole du monde et compose des pièces pour le piano, romantiques et extrêmement virtuoses, dont une « Grande sonate, les quatre âges » que Liszt n’a pas reniée au moment d’écrire sa sonate en si mineur.
Avec délicatesse et intensité, le pianiste Pascal Amoyel nous fait redécouvrir cette Sonate mystique, une sombre Barcarolle et trois « Esquisses », sortes d’instantanés photographiques au piano comme l’évoque avec beauté la pochette de cette nouvelle parution La Dolce Volta.

« Alkan : la grande erreur judiciaire de l'histoire musicale » - Zibeline

Pascal Amoyel est un formidable pianiste virtuose, improvisateur, compositeur, doublé d’un humaniste œuvrant pour les droits de l’homme. Depuis de nombreuses années, il tente de faire renaître (et reconnaitre) la musique du surdoué Charles-Valentin Alkan (1813-1888), né la même année que Wagner et Verdi dont on célèbre avec fracas le bicentenaire. Ce pur fruit du Romantisme, surnommé le « Berlioz du piano », est aujourd’hui quasiment oublié parce que… Français… sans doute ! Une grande erreur judiciaire de l’histoire musicale !
Pas de palabre : il suffit d’écouter sa Grande Sonate op.33dite « Les quatre âges de la vie », clef de voute de cet enregistrement ! C’est un chef d’œuvre absolument étonnant que n’aurait pas renié Liszt. Quatre mouvements (à programme !) intitulés respectivement 10, 30, 40 et 50 ans ! Une vie qui court, au début, dans l’insouciant presto de gammes échevelées, s’endiable, resplendit, oscille entre désespoir et confiance, se tempère avec la maturité (s’embourgeoise ?), avant ralentir, peu à peu, extrêmement, sombre, jusqu’à…On se procure ce disque « Choc » à la présentation soignée, rien que pour ce monument de près de 45 minutes et une mosaïque de pièces courtes, toutes aussi originales, instantanés sous formes d’Esquisses sonores, ou sa noire Chanson de la folie au bord de la mer révélant les fragilités d’un homme tourmenté, mystérieux, ermite qui se retira très tôt de la société des hommes…

« Pascal Amoyel redécouvre Alkan pour La Dolce Volta » - TGV Magazine

Charles-Valentin Alkan (1813-1888) était un compositeur tourmenté et fascinant.
Jeune prodige, il s’isole du monde et compose des pièces pour piano, romantiques et extrêmement virtuoses, dont une Grande Sonate (“Les Quatre âges de la vie”). Avec délicatesse et intensité, le pianiste Pascal Amoyel nous fait redécouvrir cette Sonate mystique, une sombre Barcarolle et trois Esquisses, sortes d’instantanés photographiques au piano.

« À s'offrir pour le plaisir » - Balthazar

Alors que l’on célèbre avec faste le bicentenaire de la naissance de Wagner et de Verdi, celui de Charles-Valentin Alkan aurait pu passer inaperçu sans l’étincelant hommage de Pascal Amoyel.
Interprète éloquent du plus grand maître français de l’école de piano romantique, Amoyel livre un album au répertoire aussi méconnu que fascinant, comme cette sonate des « Quatre âges » d’inspiration faustienne.

« Un bijou pour tous les amoureux du piano » - Point de vue

Un Nocturne aux harmonies en demi-teintes, où se devinent des réminiscences de Chopin, mais aussi une Grande Sonate diaboliquement virtuose, et des Esquisses au charme impressionniste : voici tout l’art de Charles-Valentin Alkan, compositeur né en 1813 et injustement méconnu, que le pianiste Pascal Amoyel fait revivre avec sensibilité.
Un bijou pour tous les amoureux du piano.

« Un feu d'artifice d'une rare splendeur » - L'ENA, hors les murs

Si romantisme et piano constituent un tandem qui font inévitablement écho à Frédéric Chopin (1810-1849) ou à Franz Liszt (1811-1886), il faut bien admettre que leur contemporain, Charles Valentin Alkan (1813-1888) ne s’invite jamais à cette table de la mémoire. A qui la faute ?

Pour une part, à l’intéressé lui-même, qui après des débuts de compositeur et de pianiste remarqué, s’est peu à peu retiré de la société. Nonobstant, cette solitude croissante a été le ferment de son monde intérieur, mêlant l’étrange, le réalisme et l’extraordinaire.

C’est cet univers que Pascal Amoyel partage avec nous à travers ce disque. En effet, les pièces regroupées ici, telle une petite anthologie, tentent de rendre compte de toutes les facettes créatives de l’énigmatique Charles Valentin Alkan.

Visage riant que celui du Nocturne en Si Majeur, dont l’expressivité se répand d’un bout à l’autre grâce à une densité de la texture savamment organisée. Lors, il coule comme une source claire au cœur d’un petit vallon. À cet égard, l’alliance ingénieuse de la ligne mélodique et de l’accompagnement sont une des marques de fabrique du compositeur. Du reste, cette imbrication des voix conduit parfois à une impression d’entêtement, voire d’envoûtement comme dans la Barcarolle. En effet, l’on peut entendre ici un thème, construit autour d’un accord parfait mineur déployé en arpège, se prolongeant par l’accompagnement qui reprend à son compte ce même accord.

Ainsi, le trouble règne dans ce rouet où se perdent en un seul continuum les deux mains agiles du pianiste. À ce jeu, la musique file le temps jusqu’à l’illusion d’un arrêt sur image.

La Chanson de la folle au bord de la mer nous emmène vers un univers beaucoup plus étrange encore. Cependant, mains gauche et droite sont cette fois-ci radicalement séparées. Au demeurant, un abîme s’ouvre entre l’aigu et le grave. Dès lors, l’unité que recouvre la raison est ici détruite, l’esprit s’éparpillant entre ces deux pôles. Quand la main droite chante une douce mélodie, un peu malhabile, la main gauche joue seulement deux accords répétés en boucles. À noter que l’extrême grave dans lequel évoluent ces accords les rend difficilement identifiables et s’accorde mal avec la légèreté de la mélodie. Cette dichotomie, peinture fine de la folie, touche par sa simplicité et sa poésie. Si une pointe de nostalgie transpire, c’est surtout la fascination qui l’emporte.

La Grande Sonate, composée en quatre mouvements, évoque quatre décennies de la vie d’un homme, à partir de ces 20 ans. Elle occupe une place prépondérante par son ampleur. Si le premier mouvement, très vif, ne manque pas de célébrer la fougue de la jeunesse par des figures acrobatiques vertigineuses, le deuxième mouvement, le plus long, se déroule telle une rhapsodie. Les sentiments les plus différents sont à l’honneur, de la tendresse sont à l’honneur, de la tendresse à la colère, de l’ironie à la sérénité. Qui plus est, la dernière section, richement ornée, étincelle vaillamment pour donner au mot virtuosité tout son sens. De fait, les notes virevoltent autour de formules mélodiques répétées pour flamboyer dans un feu d’artifice d’une rare splendeur.

Les quarante ans sonnent pour Charles-Valentin Alkan comme une respiration, une tranche de vie plus paisible. À ce titre, les tempi moins vifs offrent une plage de quiétude, détente bien venue après les deux premiers mouvements. Nec plus ultra, ce mouvement possède un subjuguant passage dans lequel des accords miroitent sur un rythme de cloches. Mais cinquante ans déjà arrivent, et l’inquiétude remplace le havre de paix. Après un questionnement marqué par un discours hiératique, un choral dramatique, dans la lignée de ceux de Beethoven (1770-1827), nous prend à la gorge. Alkan livre ici une version très réaliste de la vie. Ainsi ce mouvement s’achève comme en pointillé, traduction d’une perte progressive des forces vitales.

A contrario, le moins que l’on puisse dire est que Pascal Amoyel, qui compte parmi les meilleurs pianistes de sa génération, ne manque pas d’énergie pour mettre magnifiquement en lumière l’œuvre encore trop méconnue de Charles-Valentin Alkan. Son jeu extrêmement convaincant, sa musicalité et son esprit d’analyse constitue un véritable plaidoyer pour le compositeur.

Ainsi espérons-nous que ce disque contribuera à rendre à Alkan ce qui appartient à Alkan.

Victoire de la Musique en 2005 dans la catégorie « Révélation Soliste Instrumental de l’année », Pascal Amoyel est récompensé en 2010 par un Grand Prix du Disque à Varsovie par la prestigieuse Société Chopin pour son intégrale des Nocturnes de Chopin aux côtés de Martha Argerich et de Nelson Freire, enregistrement qualifié de « miracle que l’on n’osait plus espérer, qu’on écoute bouche bée par tant de beauté » par la revue Classica. Son interprétation des Funérailles de Liszt a également été saluée comme l’une des références historiques, et ses Harmonies Poétiques et Religieuses de Liszt élues parmi les 5 meilleurs enregistrements de l’année 2007 par la chaîne Arte.

A 10 ans, lorsqu’il débute ses études de piano à l’Ecole Normale de Musique de Paris (classe de Marc André), il est vite remarqué par Georges Cziffra qu’il suit en France et en Hongrie. A 17 ans, après un baccalauréat scientifique, il décide de se consacrer entièrement à la musique. Il obtient une Licence de concert à l’Ecole Normale de Paris, les Premiers Prix de Piano et de Musique de chambre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris (classe de Jacques Rouvier et Pascal Devoyon), devient Lauréat des Fondations Menuhin et Cziffra, puis remporte le Premier Prix au Concours International des Jeunes Pianistes de Paris. Il reçoit également les conseils de Daniel Blumenthal, Aldo Ciccolini, Lazar Berman, Maria Curcio, Véra Gornostaeva, Dominique Merlet, Dériré N’Kaoua, Jacqueline Landowski, Lev Naoumov.

C’est le début d’une carrière internationale qui le conduit à se produire sur les plus grandes scènes : Philharmonie de Berlin, Muziekgebouw d’Amsterdam, Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, Cité de la Musique et Salle Pleyel à Paris, Etats-Unis, Canada, Russie, Chine, Corée…

Ses enregistrements seul ou avec la violoncelliste Emmanuelle Bertrand ont obtenu les plus hautes récompenses: Gramophone, Cannes Classical Awards, ffff de Télérama, Diapason d’Or de l’année, «Choc» du monde de la Musique, 10 de Classica, Grand Prix annuel de la critique allemande…

Compositeur, Pascal Amoyel est Lauréat de la Fondation d’Entreprise Banque Populaire. Il est notamment l’auteur du cycle Job, ou Dieu dans la tourmente et de Lettre à la femme aimée au sujet de la mort (sur des poèmes de Jean-Pierre Siméon).

Il s’investit aussi dans la création de nouvelles formes de concert: son spectacle Block 15, ou la musique en résistance (mise en scène Jean Piat) a obtenu un très vif succès et a fait l’objet d’une adaptation pour France Télévisions; il a créé également Le pianiste aux 50 doigts et Le jour où j’ai rencontré Franz Liszt (mises en scène Christian Fromont) qui ont été joués à guichet fermé au festival d’Avignon et durant plusieurs mois au Théâtre Le Ranelagh à Paris. Dernièrement il a créé le spectacle familial Une petite histoire de la grande musique.

En ce moment, son spectacle « Looking for Beethoven » rencontre un vif succès.

Professeur de piano et d’improvisation au CRR de Rueil-Malmaison, il a créé le Juniors Festival dont les enfants sont les acteurs, y compris ceux porteurs de handicaps. Il dirige le festival Notes d’automne qu’il a créé, et est le commanditaire de plus d’une quarantaine de créations (avec Jean-Pierre Marielle, Barbara Hendricks, Natalie Dessay, Richard Bohringer, Jacques Gamblin, Patrick Bruel…). Il est aussi conseiller artistique de l’Estival de la Bâtie d’Urfé.

Il est l’auteur de l’ouvrage Si la musique t’était contée (bleu nuit), et a produit une série d’émissions sur France Culture intitulées « Une histoire de la musique ». Premier Grand Prix Arts-Deux Magots récompensant « un musicien aux qualités d’ouverture et de générosité », Prix Jean-Pierre Bloch de la Licra pour « le rapport aux droits de l’homme dans son oeuvre », Médaille d’Or du rayonnement culturel de la Renaissance française, il est le parrain de l’association APTE, qui dispense des cours de musique à des enfants autistes.

Il a été élevé aux grades de Chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres, et de Chevalier dans l’Ordre des Palmes Académiques.

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