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13 Valses pour piano

Aldo Ciccolini,

La valse a inspiré quantité de compositeurs. Du romantisme au XXe siècle, l’enregistrement d’Aldo Ciccolini offre un panorama très diversifié du genre, avec toutefois une place de choix réservée aux musiciens français, célèbres ou plus méconnus, que l’interprète sert avec passion depuis le commencement de sa carrière.

15,00 

Livraison estimée le 17/06/2021

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Description

Avec ce disque, le maître signe l’enregistrement le plus diversifié de toute sa carrière discographique : treize morceaux et treize compositeurs. Ce récital s’organise autour de deux piliers, les morceaux les plus développés du programme, deux valses extrêmement difficiles et tout aussi intéressantes : la Valse-Caprice n° 3 op. 59 de Fauré, qui nous replace dans le contexte d’une certaine aristocratie parisienne, et la suite Viennoise de Gabriel Pierné, d’un caractère bien différent, à la limite des Folies Bergère.

« Je caressais l’idée de ce disque depuis longtemps. Cela m’amusait de mélanger des pages, pour les unes sérieuses, pour les autres tout à fait chantantes et même populaires. »

13 Valses

 

  • Emmanuel Chabrier – Feuillet d’album 2’18
  • Frédéric Chopin – Valse en la mineur, op. 34 n° 2 6’11
  • Gabriel Pierné – Viennoise (suite de valses et cortège-blues) op. 49 bis 10’21
  • Edvard Grieg – Souvenirs, op.71 n° 7 2’09
  • Erik Satie – Je te veux 6’18
  • Déodat de Séverac – Valse romantique 2’42
  • Franz Schubert – Richard Strauss – Valse pour piano en sol bémol majeur „Kupelwieser-Walzer“, D. Anh. I/14 2’43
  • Claude Debussy – La plus que lente 4’45
  • Jules Massenet – Valse très lente 4’17
  • Jean Sibelius – Valse triste, op. 44 4’41
  • Gabriel Fauré – Valse-Caprice n°3 en sol bémol majeur, op. 59 7’51
  • Johannes Brahms – Valse en la bémol majeur, op. 39 n°15 1’46
  • Germaine Tailleferre – Valse lente 2’18

 

« VALSE AVEC ALDO CICCOLINI » - Classica

L’art de la miniature ou, plus exactement de la mosaïque est toujours dangereux lorsqu’il est pratiqué sans un thème fort et un maître du genre.
Placé sous le sceau de la nostalgie et des valses européennes, ce récital est à marquer d’une pierre blanche. Il est d’abord une leçon de couleurs sonores. Jusqu’où faut-il projeter le son de la mélodie, essentiellement à la main droite pour mieux profiter de la résonance ? Attentif par-dessus tout à l’acoustique des lieux (ici, la paroisse protestante luthérienne « Bon secours » à Paris), Aldo Ciccolini ne joue pas : il capture l’écho des notes. Puis, il donne un style aux phrases, identifiant les valses dansantes de celles qui ne le sont pas. Les juxtapositions de pièces témoignent de la variété infinie de ce répertoire. Après la Valse op. 34 n° 2 de Frédéric Chopin, proprement indansable, la Viennoise de Gabriel Pierné tourbillonne comme une fausse improvisation avec ses traits en glissando, et s’enferme dans sa pesanteur qui fait songer à quelques pas enfin de soirée…
Aldo Ciccolini définit ainsi le pouvoir expressif de chaque partition, devenant délicatement hautain dans Grieg (Souvenir op. 71 n° 7) puis, attendrissant et nullement canaille avec Je te veux d’Erik Satie. Que de légères et délicieuses accélérations dans la Kupelwieser-Walzer de Schubert-Strauss, puis d’ombres fantomatiques dans la Valse très lente de Jules Massenet ! Ailleurs, on confondrait presque la Valse-Caprice de Gabriel Fauré, si aérienne et mutine avec une pièce allemande… En revanche, la Valse op. 39 n° 15 avec son rubato si particulier n’appartient qu’à Johannes Brahms. Cherchez enfin le compositeur de cette Valse lente si belle : Germaine Tailleferre et non pas Francis Poulenc !
Cet album est une parenthèse dans le temps.

« CHARMANTES MINIATURES AUX MÉLODIES DÉLICIEUSES » - Pianiste

Impossible de ne pas succomber au charme suranné de cette anthologie de valses !
L’interprétation ne cède jamais à la tentation de l’épanchement. Si le pianiste s’emploie à définir pour chaque valse un univers bien distinct, on retrouve tout au long de l’album la même sonorité profonde et sensuelle. Aussi bien dans le choix des œuvres que dans leur interprétation, Aldo Ciccolini ne recherche d’ailleurs pas le côté primesautier de la valse.
Véritable coup de cœur : la Valse triste de Sibelius, au lyrisme suspendu.

« L'ART DE LA MINIATURE » - Classicstodayfrance.com

Troisième disque d’Aldo Ciccolini chez La Dolce Volta, celui-ci – le premier sans oeuvre de Mozart – enregistré en mai 2013.

La Dolce Volta propose un produit “total”. Qualité de la présentation, dans la mouvance des “beaux éditeurs” (Alpha, Alia Vox); choix raffiné des projets musicaux; approche déterminée du réglage du piano et sa captation.

C’est le cas ici, avec un parti pris sonore qui privilégie un son proche mais pas trop envahissant, le piano étant un Yamaha CFX. L’instrument est donc précis mais jamais agressif. Ces considérations sur le son n’ont rien d’anecdotique puisque l’écoute par Ciccolini de son instrument dans ce cadre sonore particulier fait partie intégrante de son l’interprétation.

Musicalement, on retrouve la sereine magie des enregistrements précédents de Ciccolini octogénaire sur cette étiquette. Son parcours de valses n’est pas réduit à Chopin et regroupe surtout maints compositeurs français : Pierné, Satie, Tailleferre, Massenet, Séverac, Debussy, Fauré…

Il émane du CD un parfum automnal dès le Feuillet d’album de Chabrier, oeuvre à laquelle Ciccolini donne des teintes sépia que l’on ne trouve pas dans l’enregistrement récent plus lumineux d’Alexandre Tharaud dans son programme de bis. L’art de la miniature est parfaitement agencé et maitrisé par le pianiste, qui sculpte ces œuvres brèves avec une vraie tendresse et un art consommé de la mise en plage.

Tout cela est sobre, chaleureux et réconfortant.

« ALDO CICCOLINI SIGNE UN NOUVEL ALBUM ATYPIQUE ET CAPTIVANT » - Resmusica

À mille lieux de la valse viennoise, c’est un disque à l’esthétique résolument française que nous livre ici Aldo Ciccolini. Du Feuillet d’album de Chabrier à la Valse lente de Tailleferre, les pièces se succèdent sur le mode du souvenir tandis que de brèves incursions romantiques ne font que renforcer cette douce mélancolie : sous les doigts de n’importe quel autre pianiste, cet album aurait pu devenir une juxtaposition de demi-teintes, expressives certes, mais légèrement ennuyeuses. Pourtant, indéniablement, le charme opère. (On soulignera à cet égard l’ingéniosité des enchaînements et la diversité des compositeurs habilement choisis.)
Dès la première écoute, on est subjugué par ce toucher d’une grande finesse et ce son généreux si caractéristiques. À aucun moment, Aldo Ciccolini ne cède à la tentation de dramatiser le texte ou de multiplier les affects : il en résulte ainsi une Valse de Chopin très épurée et une ligne d’une grande noblesse que la maturité a rendu encore plus touchante (les valses de l’opus 34 figurent en effet parmi les premiers enregistrements du pianiste, en 1957). Avec l’ironique Viennoise de Pierné, l’atmosphère s’allège et l’on croit entendre un savoureux mélange de Milhaud, de Ravel -grand absent de ce disque!- le tout parsemé de quelques échos de music-hall : si la séduction est bien présente, la vulgarité est toujours soigneusement tenue à distance.
Après un Grieg plein de retenu, c’est au tour de Satie d’agréablement nous surprendre : sa valse Je te veux est sensuelle sans jamais devenir sirupeuse ; la mélodie, qui ne renie pas ses origines « cabaret » est néanmoins phrasée avec beaucoup de distinction. Bref, on est admiratif devant ce parfait équilibre (puis, l’on se rappelle soudain que Aldo Ciccolini a enregistré l’œuvre pour piano de Satie chez EMI et l’on comprend pourquoi). Dans la même veine, la Valse romantique de Déodat de Séverac allie le charme d’un thème populaire et le raffinement des couleurs, ce sont d’ailleurs ces mêmes qualités que l’on retrouve dans la Kupelwieser-Walzer de Schubert (harmonisée par R. Strauss) : le chant s’épanouit avec une telle plénitude que la simplicité du texte trouve alors tout son sens. À l’instar de la célèbre Valse triste de Sibelius -qui ne sombre jamais dans la sensiblerie- ou de la Valse de Brahms, galante et sans mièvrerie, La plus que lente évite avec brio le piège de la « rengaine » : ainsi, la pédale irréprochable -ni trop sèche, ni trop « impressionniste »- souligne les harmonies debussystes tandis que la main droite offre un legato stupéfiant de sensualité.
Si l’on émet une légère réserve quant à la Valse très lente de Massenet où l’on aurait aimé un tempo un peu moins statique, la Valse-caprice de Fauré est éblouissante de clarté et d’aisance : un véritable feu d’artifice. Enfin, c’est sur une note nostalgique et quelques harmonies flirtant avec le blues que s’achève ce très beau disque : Aldo Ciccolini signe une interprétation d’une rare élégance avec cette Valse lente de la (trop) méconnue Germaine Tailleferre. À écouter d’urgence !

« LE CHANT DU CYGNE» - Lexnews

Ce n’est pas au chant du cygne auquel nous convie le regretté Aldo Ciccolini, récemment disparu, mais bien au contraire à une invitation à la valse, une invitation que n’aurait pas reniée Carl Maria von Weber.
Qui se souvient avoir goûté au plaisir chaque fois renouvelé d’entendre en concert Aldo Ciccolini pour un programme Liszt qu’il affectionnait tant ou Beethoven qui le passionnait tout autant, retrouvera comme une douce nostalgie qui égrène tendrement ses accords sur le rythme de la valse. Cette nostalgie débute tendrement avec le charme du Feuillet d’album de Chabrier qui ouvre ce programme de treize valses.
Le regard du célèbre napolitain et francophile convaincu semble effleurer les touches d’ivoire et d’ébène, sans que la main n’intervienne tant le souffle de cette mélodie nous parvient comme en rêve. Chopin, bien entendu, fait son entrée avec la Valse op. 34 n° 2d’une noble mélancolie et que l’on croirait échappée des salons de la maison de Nohant. C’est pour Aldo Ciccolini un retour aux sources, cette pièce étant la première valse qu’il ait jouée enfant… La valse caprice n°3 de Fauré en surprendra plus d’un sous les doigts d’un pianiste pourtant fort âgé, tant la virtuosité n’a pas pris une ride avec cette noblesse espiègle jusqu’aux derniers accords aux accents lisztiens. La suite Viennoise de Gabriel Pierné, enfin, nous emporte quant à elle dans des ambiances mutines, « à la limite des Folies Bergère » aimait à dire avec humour Aldo Ciccolini tout en soulignant sa difficulté technique.

Ce florilège aborde bien des aspects de la valse et sous les doigts du grand pianiste, chacune d’entre elles prend valeur de testament, notamment cette Valse lente de Germaine Tailleferre dont l’élégance toute française avait charmé Ciccolini autant qu’elle nous émeut en refermant cette belle page de musique. Aucune larme, c’est promis, seul un soupir peut-être…

« LA VALSE À 13 TEMPS D'ALDO CICCOLINI » - Sud-Ouest

Rien ne résiste à Aldo Ciccolini, 88 ans, légende vivante du piano. Pas même la valse, ce genre étonnant de la musique classique, sur laquelle on ne peut pratiquement pas… valser. Il a réunit dans un album délicieux treize valses, tantôt sérieuses, tantôt légères : deux composées par les maîtres viennois Brahms (Op. 39 n°15) et Schubert (« La Kupelwieser »), une efficace transcription pour piano des premières pages de « La Valse triste » de Sibelius, et un florilège de valses françaises, de Chopin, Massenet, Tailleferre, Satie, Chabrier, etc. L’art de l’épure propre aux pianistes qui n’ont plus rien à prouver révèle par exemple la sensualité de « La plus que lente » de Debussy, que Ciccolini a entendu sous les doigts de Marguerite Long.

Aldo Ciccolini (1925-2015), esthète et athlète du piano, héritier de la tradition lisztienne, est entré dans l’histoire des monstres sacrés du piano. Ennemi de toute concession, insensible aux jeux de la médiatisation, il envisageait l’art musical comme un sacerdoce, créant néanmoins un lien puissant avec les auditeurs. Son regard d’aigle qui saisissait chaque touche avec une précision incomparable n’avait d’égale que sa puissance de jeu qui en faisait un véritable démiurge du piano.
Napolitain de naissance, naturalisé français à la fin des années 60, premier prix Long-Thibaut en 1949 à l’âge de vingt-quatre ans, des débuts à New York l’année suivante sous la direction de Mitropoulos, une nomination comme professeur au Conservatoire de Paris en 1972, très grand lisztien et virtuose solitaire, Aldo Ciccolini a retrouvé ensuite le chemin des salles de concert et des studios d’enregistrement. Le succès foudroyant que réserve la France à Aldo Ciccolini libéra sa passion pour la musique française, dont il devint un ardent défenseur à travers le monde.
Parallèlement à sa carrière de concertiste, il a été également un accompagnateur très recherché (Elisabeth Schwarzkopf, Renata Scotto et Régine Crespin).
Aldo Ciccolini fut l’un des rares grands maîtres du piano à courir inlassablement les routes et à mener une vie placée sous le signe du mouvement. L’originalité souvent visionnaire de son répertoire, l’alchimie de ses plus intimes recherches l’ont retenu longtemps de dévoiler son interprétation des plus grands compositeurs.
« Tous les jours, je travaille, et parfois même la nuit. J’ai la chance énorme, horrible, d’être insomniaque, pour moi le sommeil est une vue de l’esprit. J’attends le sommeil éternel et, profitant de l’instant, je préfère travailler. »

Virtuose mondialement reconnu, le pianiste français d’origine italienne Aldo Ciccolini, décédé dimanche 1er février à l’âge de 89 ans, aura affiché plus de 60 années d’une carrière toute en finesse et sans esbroufe. Devenu le doyen français des grands maîtres du clavier, il considérait le piano comme un « sacerdoce » quasi religieux.

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