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GARY HOFFMAN | ORCHESTRE PHILHARMONIQUE ROYAL DE LIÈGE | CHRISTIANARMING 11 Entretien avec Gary Hoffman Pourquoi ce couplage ? J’avais un projet portant sur la fin de la Première Guerre mondiale : or ces deux œuvres furent écrites, pour Schelomo , durant la guerre et pour celle d’Elgar, tout juste après la fin du conflit. La présence des conséquences de la guerre est évidente dans le discours du Concerto d’Elgar, c’est son chant du cygne, comme un adieu au monde d’hier. Je trouve que les deux œuvres se répondent sur le plan émotionnel. C’est d’ailleurs un couplage qui a déjà existé, Pierre Fournier et Alfred Wallenstein ont déjà enregistré les deux œuvres qui ont été publiées sur le même disque à l’époque du microsillon. Ce n’est pas du tout le même type d’œuvre, mais on sent une tension, une atmosphère tragique que l’on retrouve aussi d’ailleurs dans la Sonate pour violoncelle de Debussy. Leonard Rose a enregistré deux fois Schelomo , et dans l’un de ses deux enregistrements il joue le violoncelle que vous jouez aujourd’hui… Oui, dans le premier enregistrement avec Mitropoulos, il joue encore son Goffriller, mais dans la gravure stéréophonique à Philadelphie avec Ormandy, il a déjà son Amati ; mon violoncelle a donc son empreinte dans cette œuvre. Rose était violoncelle solo, comme mon professeur János Starker. Le fait qu’ils aient été l’un et l’autre premier violoncelle dans des orchestres prestigieux avant de commencer leurs carrières de soliste leur a donné comme une liberté supplémentaire dans la manière d’aborder les œuvres.

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