LDV153.7

35 ANDRÉ ISOIR Vous n’avez pas cherché systématiquement à revenir aux sources, là où les œuvres avaient été crées ? Ce n’est pas possible, puisqu’il n’y a peut-être que deux orgues dont on est sûr qu’ils ont été joués par Bach. C’est tout de même assez peu. En réalité, sa musique s’accommode d’être jouée au piano, à l’accordéon, au synthétiseur, que sais-je encore ? C’est unemusique tellement parfaite que, pour la défigurer, il faut faire un gros effort (rires). Qu’est-ce qui vous touche le plus profondément dans son œuvre ? (Silence). Certaines pages comme le Kyrie et le Crucifixus de la Messe en si , par exemple, certains airs de la Passion selon saint Matthieu , déchirants. Il m’est beaucoup plus difficile de vous dire quelles sont les pièces que je n’aime pas ! Comment définiriez-vous la vision que vous avez essayé de transmettre de son œuvre pour orgue ? Une vision profondément humaine avant tout, en tout cas.

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