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Vers qui vous-êtes vous tourné pour apprendre plus sérieusement ? J’ai commencé seul et cela a bien duré un ou deux ans. Puis mes parents se sont renseignés sur lameilleuremarche à suivre. C’est alors qu’une organiste, Noëlle Pierront, de passage à Saint-Dizier, m’a conseillé d’éviter le Conservatoire de Paris où, selon elle, « je serais d’avance un fruit sec ». Elle m’a fortement conseillé l’Ecole César Franck, où les professeurs étaient excellents. Je suis donc entré dans cet établissement privé et assez cher. Je sais que mon père, qui était cheminot, a eu beaucoup de difficultés à payer ces cours. La suite logique a été leConservatoire de Paris, où j’ai eu commeprofesseur d’orgueMadameRolande Falcinelli. Puis, à la sortie du Conservatoire, quelques concours internationaux, tout cela enchaîné. Quand je suis arrivé à l’Ecole César Franck, on m’a envoyé tout de suite chez le directeur, Monsieur Guy de Lioncourt, qui m’a écouté jouer et m’a dit : « Ça n’est pas mal, mais pas très orthodoxe, je vais vous mettre dans le degré intermédiaire. » Là, même scénario : le professeur m’écoute et me demande : « Ça n’est pas possible, d’où venez-vous et avec vous qui avez-vous travaillé ? » - « Ben, tout seul… » - « Ah, eh bien, ça s’entend ! Vous allez redescendre au degré débutant ! ». Je suis donc descendu en débutant, mais je n’ai pas perdu au change car je suis tombé sur un professeur extraordinaire, terriblement doué, qui s’appelait Geneviève de la Salle : c’était exactement ce qu’il me fallait. Elle m’a donné une base technique que je n’aurais certainement pas eue avec l’autre professeur et je lui en suis très reconnaissant. 32 BACH_L’ŒUVRE POUR ORGUE

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