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SCHUMANN // Fantaisie, Kreisleriana

Joaquín Achúcarro,

“J’ai passé toute ma vie à la recherche de ce son qui fait que le piano suggère et rappelle le chant”.

12,00 

Livraison estimée le 14/04/2021

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Description

Après une première apparition publique à Bilbao à l’âge de trize ans (Concerto KV466 de Mozart), Joaquín Achúcarro travaille auprès de Cubiles à Madrid, Agosti en Italie, Marguerite Long en France, Gieseking en Allemagne, Malagoff en Suisse et Seidlhoger à Vienne. Décisive dans son parcours fut la victoire au nouveau Concours de Liverpool, gagnée l’année précédente par Zubin Mehta comme chef d’orchestre.

Le grand succès de son début à Londres avec le London Symphony lui ouvre les portes de l’Angleterre et d’une carrière internationale, ininterrompue dans 59 pays, avec 214 orchestres… Une liste impressionnante, tout comme la richesse de son répertoire qui reste très attaché au romantisme et à la première moitie du XXe siècle.

Un art du clavier que l’interprète s’attache à transmettre: depuis 1989 il se dédie avec passion à l’enseignement, dans le cadre de la Southern Methodist University de Dallas (USA) accordant ses périodes de classes avec son calendrier des concerts.

Fantaisie en Ut majeur op.17

 

  • Durchaus fantastich und leidenschaftlich vorzutragen; im Legenden-Ton 15’01
  • Mäßig. Durchaus energisch 8’12
  • Langsam getragen. Durchweg leise zu halten 11’47

 

Kreisleriana op.16

 

  • Äußerst bewegt 3’00
  • Sehr innig und nicht zu rasch 10’33
  • Sehr aufgeregt 5’26
  • Sehr langsam 3’45
  • Sehr lebhaft 3’32
  • Sehr langsam 3’51
  • Sehr rasch 2’29
  • Schnell und spielend 3’58

 

« SCHUMANN DANS TOUS SES ÉTATS » - Classica

La Dolce Volta a eu la bonne idée de rééditer un récital Schumann d’une étonnante probité par Joaquin Achúcarro, tellement humain.

Une interprétation attentive aux petites inflexions de l’articulation qui sont autant d’incessants égarements. Une voix, ou plutôt des voix, qui se poursuivent et s’esquivent plutôt que l’héroïque déploiement d’un piano virtuose.

La prise de son, superbement remastérisée, semble réalisée à hauteur d’homme, claire, limpide et pourtant charnue et même sensuelle, une voix elle aussi bien plus qu’une image.

Parmi tant d’enregistrements captés en quelques heures et disparus des catalogues en quelques semaines, c’est aussi cette exception que nous avons voulu saluer, cet accord secret entre l’interprète et la réalisation discographique, ce regard affectueux posé par la prise de son sur le pianiste, reflet idéal de celui que pose ici Joaquin Achúcarro sur la musique de Schumann : un vrai disque.

« QUEL PIANISTE ! » - Diapason

Joaquín Achúcarro, doyen des pianistes espagnols en activité, n’est pas n’importe qui. Ce Basque, natif de Bilbao et formé à Madrid, représente un versant du piano ibérique très différent de l’école catalane dont Larocha était l’emblème. Différent, oui, mais pas moins efficace, comme le prouvent ses témoignages dans le grand répertoire pour RCA jadis.

Sa Fantaisie jaillit avec une force implacable, des élans péremptoires, des coups de boutoir d’une virilité impressionnante. Les Kreisleriana s’attendrissent à peine plus mais ne s’attardent guère sur le détail : les maîtres-mots ici sont grandeur et fermeté.

« LE SENS DU SILENCE ET DE LA PLAINTE » - Médiapart

Le grand pianiste espagnol Joaquín Achúcarro présente ce mois-ci deux oeuvres majeures de Schumann: la Fantaisie et Kreisleriana.

“Il faut avoir longtemps vécu avec la musique avant de laisser un témoignage enregistré, dit-il. On peut certes jouer la “Fantaisie” à dix sept ans, mais n n’y comprend pas grand chose. Ce n’est qu’avec les années qu’on mesure, par exemple, toute la signification de la première apparition de l’accord d’ut majeur seulement onze mesures avant la fin du premier mouvement long de près d’un quart d’heure- et de l’effet de l’extraordinaire effet de catharsis qui se produit là.”

La fougue n’est rien si la sensibilité ne la porte pas au plus haut.

Joaquín Achúcarro possède un sens du silence et de la plainte, une magnificence qui bouleversent. On ne saurait lui manquer.

L’élévation infinie des premières mesures du Ravel sonnent ici sans les préciosités d’usage, même si la suite du discours amoureux a tendance à s’égaliser dans un beau son peut-être trop « romantisant ». Le Scherzo ne fait pas toujours entendre l’ambigüité des mesures à 3|4 et 6|4 autour desquelles s’organise cette étrange chorégraphie de lucioles. L’épisode central redonne un sens mélancolique à cette musique de l’intime : les archets des Talich y excellent.

Le Très lent est davantage articulé autour de la variation d’intensité lumineuse des différents motifs que sur l’étonnante et très improvisée manière de jouer sur l’élément rythmique, à la différence de l’enregistrement de leurs aînés en 1984 – d’une certaine manière plus « français » dans ce mouvement. La pétulante conclusion (Vif et agité) sait garder les pieds sur terre, malgré l’invitation au démonstratif et à l’épate. La précision quasi géométrique des figures giratoires fend l’armure avec une ivresse communicative.

Pour ne rien gâcher au plaisir de l’écoute, précisons que le label La Dolce Volta renoue avec la tradition trop rare du bel objet avec un livret fort bien illustré et remarquablement écrit.

« UNE RÉÉDITION PLUS QU'UTILE, INDISPENSABLE » - Le Figaro

Parcours décidément exemplaire pour le jeune label La Dolce Volta. Après plusieurs albums «choc» du vétéran Aldo Ciccolini, voici une réédition à marquer d’une pierre blanche. Surtout connu pour son interprétation des Goyescas de Granados, le Basque espagnol est, à 80 ans tout, juste l’une des dernières légendes vivantes du clavier dans son pays.

Adoubé par Zubin Mehta, proche de Simon Rattle, il a passé l’essentiel de sa carrière à tenter de donner du sens à une expression populaire galvaudée: «faire chanter le piano.» Le présent enregistrement, paru une première fois, en 2005, chez Ensayo et superbement remastérisé par La Dolce Volta, s’inscrit dans la lignée de ce travail sur les lignes mélodiques et l’art de l’articulation. Délaissant – surtout dans le cycle contrasté des Kreisleriana, en hommage à Chopin – la pure virtuosité digitale pour ne privilégier que les nuances de timbres et de sonorités, sa vision trouve, dans les passages suspendus de l’opus 16, une sublime éloquence.

Tour-à-tour mélancolique et espiègle, souvent très étiré, jamais démonstratif, son jeu d’une infinie poésie donne vie aux névroses du compositeur avec lyrisme et humanité. Une réédition plus qu’utile: indispensable.

« UN GRAND D'ESPAGNE ! » - Valeurs Actuelles

Le pianiste Joaquín Achúcarro est un “grand d’Espagne”. Comme en témoigne ce disque, qui est un enchantement de tous les instants ; ses Kreisleriana, emportées sur une fantaisie à la fois libre et contenue, une distinction jamais démentie, donnent le frisson à l’auditeur. Tout le romantisme de Schumann se trouve, ici, enfermé, traqué, traduit, sublimé, avec ses élans, ses nostalgies, ses désirs enfiévrés et sa poésie indicible. En complément, la Fantaisie opus 47 confirme les affinités de Joaquín Achúcarro avec l’univers de Robert Schumann.

« UN GRAND AÎNÉ NOUS EST RÉVÉLÉ » - Le quotidien du médecin

On a découvert relativement récemment le pianiste espagnol Joaquín Achúcarro grâce à des DVD où il joue comme soliste avec le Berliner Philharmoniker sous la direction de Rattle. Le voici seul dans un formidable récital Schumann, avec certainement les deux œuvres les plus difficiles à réaliser : la Fantaisie en Ut majeur et les Kreisleriana. Un grand aîné nous est révélé et on espère l’entendre bientôt en France.

« OLÉ ! » - Cadences

Le pianiste basque Joaquín Achúcarro (né en 1932) est un Maître dont la réputation internationale a gagné depuis longtemps les Etats-Unis (il enseigne à Dallas une grande partie de l’année). Ce disque consacré à deux pages majeures de Schumann a été enregistré en 2003, mais on doit au label La Dolce Volta de lui avoir donné une nouvelle vie. Puissance de l’architecture, sens aigu des nuances et des contrastes, densité du son, unité organique, témoignent d’un art quintessencié où le caractère percussif du clavier est soumis au traitement d’un instrument à cordes qui, oublieux des marteaux, chante et respire à pleins poumons.

« UN PIANISTE EXCEPTIONNEL » - Crescendo

Les enregistrements de la Fantaisie et des Kreisleriana de Schumann ne se comptent plus aujourd’hui. Tout pianiste qui en a la possibilité tente de comprendre le style de ces œuvres d’un compositeur dans la tourmente. Pour rappel, c’est en 1838 qu’il termine l’écriture de sa célèbre Fantaisie, une pièce en trois parties relativement longue et dédiée à Franz Liszt. Ce dernier le félicite en ces mots : « La Fantaisie qui m’est dédiée est une œuvre de l’ordre le plus élevé – je suis en vérité fier de l’honneur que vous me faites en m’adressant une si grandiose composition ». A la lecture de la partition, l’évidence d’une œuvre à la forme la plus élaborée est faite. Les trois mouvements ont une cohérence entre eux amenant une longue poésie, douloureuse et angoissée par la séparation d’avec Clara en 1836. Les rythmes syncopés que l’on retrouve souvent nous interpellent tant par l’ambiance jazz qu’ils procurent tant par cet effet tourmenté qui ne cesse de se développer. Le climax est d’ailleurs atteint avec brio par le second mouvement qui déploie une énergie fulgurante pour conclure sur la véritable poésie du dernier mouvement qui nous rappelle les Etudes canoniques du même compositeur ou certaines pièces des Scènes de la forêt. Joaquin Achucarro en est l’interprète et nous livre une lecture très intime et réfléchie de cette œuvre. Comme le soulignait Zubin Mehta, on n’a plus entendu une telle qualité de son depuis Rubinstein.

Joaquin Achucarro a pris le temps de comprendre cette œuvre redoutable, de la saisir, de l’intégrer et tout simplement de la comprendre. Pour cela, il faut avoir le courage de se mettre dans la peau de Schumann, ce compositeur romantique génial au destin particulier. Cette œuvre est une confession du compositeur à sa bien aimée Clara et l’interprétation d’Achucarro est une confession à la musique. Quelle maturité se dégage de cet enregistrement, rares sont les pianistes qui parviennent à exprimer le crescendo du dernier mouvement comme il se doit. Le son n’est jamais dur à l’image d’une voix qui chanterait la mélodie. Même chose pour le passage en do majeur à la fin du premier mouvement, comment penser cette fin après ce que l’on vient de jouer ? Achucarro déploiera la même intelligence dans les Kreisleriana. Mis sur papier en quelques jours, l’étendue de ce cycle nous présente les vraies facettes du compositeur, la psychologie qui le hante de plus en plus. Son langage harmonique est d’ailleurs beaucoup plus complexe et se rapproche de ce que l’on pourra entendre dans les Scènes de la forêt ou même les Etudes symphoniques. Fascinante est l’interprétation de la troisième pièce, Sehr aufgeregt qui allie à la fois une ligne mélodique dans un contrepoint exceptionnel au caractère allemand présenté dès le départ. Sans paraître vulgaire, le pianiste parvient à faire sonner chaque accent, chaque décalage rythmique comme il le faut. On apprécie aussi sa très grande maitrise de la pédale dans tout l’enregistrement.

Cet enregistrement (qui date de 2003) est celui que nous attentions avec impatience. Achucarro est un pianiste exceptionnel et son talent est difficilement égalable. Son travail de recherche sur le son est remarquable, ce que peu de pianistes font actuellement. Sans doute a-t-il raison lorsqu’il dit que la compréhension de l’œuvre de Schumann n’arrive qu’après avoir vécu avec elle ?

Après une première apparition publique à Bilbao à l’âge de trize ans (Concerto KV466 de Mozart), Joaquín Achúcarro travaille auprès de Cubiles à Madrid, Agosti en Italie, Marguerite Long en France, Gieseking en Allemagne, Malagoff en Suisse et Seidlhoger à Vienne. Décisive dans son parcours fut la victoire au nouveau Concours de Liverpool, gagnée l’année précédente par Zubin Mehta comme chef d’orchestre.

Le grand succès de son début à Londres avec le London Symphony lui ouvre les portes de l’Angleterre et d’une carrière internationale, ininterrompue dans 59 pays, avec 214 orchestres… Une liste impressionnante, tout comme la richesse de son répertoire qui reste très attaché au romantisme et à la première moitie du XXe siècle.

« J’ai passé toute ma vie à la recherche de ce son qui fait que le piano suggère et rappelle le chant », confie Joaquín Achúcarro.
Un art du clavier que l’interprète s’attache à transmettre: depuis 1989 il se dédie avec passion à l’enseignement, dans le cadre de la Southern Methodist University de Dallas (USA) accordant ses périodes de classes avec son calendrier des concerts.

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