|
On ne peut pas mettre en route la créativité comme on ouvre un robinet... L'art est un labeur d'amour, de patience et de concentration. Brusquer son processus par des obligations, des critères, des quotas, c'est l'abimer, le déformer, le tuer lentement. Comme à la nature, on doit laisser à l'art le temps de se développer et de mûrir, pour qu'alors s'offre à nos sens la plus belle œuvre possible.
Suivant ce principe, la Dolce Volta préfère privilégier la qualité sur la quantité. La production se limite à quatre ou cinq albums par an, mais chacun d'eux est le fruit d'un long travail de perfectionnement, et surtout, d'une relation particulière entre l'interprète et le compositeur. La virtuosité des artistes se double de leur sentiment personnel et ineffable, un sentiment qui ne peut être exprimé que par la musique.
Comme, enfin, les bijoux dignes de ce nom ne s'offrent que dans des écrins, les disques de la Dolce Volta sont des petites œuvres en eux-mêmes, de véritables objets d'art : chaque pochette est gratifiée d'une peinture originale ; à l'intérieur, une fois ouvert l'emballage cartonné et illustré, le disque s'accompagne d'un livret dans lequel est traduite en plusieurs langues une entrevue inédite avec l'interprète. L'objet est scellé par un ruban qui l'entoure, sur lequel est inscrit le nom de l'interprète, celui du compositeur, et l'œuvre jouée.
Pour la Dolce Volta, la musique n'est pas un produit qu'on emballe et qu'on vend. Comme les belles choses de ce monde, elle doit se former naturellement, faire l'objet de soins raffinés, et s'offrir comme une fleur exquise. C'est l'engagement de la Dolce Volta que la musique reste une affaire d'élégance et de beauté sans concession.
La Dolce Volta la plus belle fois...
|
Florence PETROS directrice artistique
François ECKERT ingénieur du son
Bernard MARTINEZ photographe
Hervé TENOT graphiste
© Marguerite Tenot
Stéphane GAUDION graphiste
Benoît illustrateur
© Saskia Vanderstichele
|