Vanessa Wagner / MOZART, CLEMENTI // Sonates pour piano

Vanessa Wagner

Intériorité, refus des effets, respect de la partition et volonté de servir le compositeur plutôt que de satisfaire son ego… Forte de ce postulat, la pianiste française Vanessa Wagner se devait de rejoindre La Dolce Volta.

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Privilégiant des choix musicaux très éclectiques, Vanessa Wagner nous propose sur piano moderne et pianoforte une confrontation jouissive d’oeuvres pour clavier de la fin du XVIIIe siècle. Si celles de Mozart (Fantaisie K. 397 et Sonate, K. 570) jouissent d’une renommée universelle, les partitions de Clementi (Sonates op. 23 n°2 et op 50 n°3), sont injustement négligées.

La Sonate K. 570, avant-dernière sonate de Mozart, s’impose comme l’une des plus riches de toutes. L’étonnante Fantaisie en ré mineur réussit le prodige de mêler plusieurs mondes en quelques minutes : successivement une ambiance sombre et déjà romantique, une déclamation tragique d’une nudité très expressive, enfin la joie libératrice.

Malgré la défense d’interprètes illustres comme Horowitz, Michelangeli ou Aldo Ciccolini, la notoriété de Clementi ne peut se comparer à ce qu’elle fût de son temps. Compositeur virtuose, il nous offre des pages flamboyantes où se mêlent allégresse et mélancolie. L’influence de ses sonates fut immense. Exigeantes, elles annoncent les chefs-d’oeuvre à venir de Beethoven, qui fut durablement marqué par l’art du clavier de ce musicien brillant.

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