Cédric Pescia, JS. BACH – Le Clavier bien tempéré

Cédric Pescia

À 42 ans, le pianiste suisse Cédric Pescia magnifie le Clavier bien tempéré de Jean-Sébastien Bach. Il  y installe en quelques instants un « théâtre acoustique ». Voici l’aveuglante évidence d’un grand interprète.

Robert Schumann, qui révérait Jean-Sébastien Bach, préconisait que les jeunes pianistes fissent des deux Livres du Clavier bien tempéré leur « pain quotidien ». Le recueil est en effet familier à beaucoup dès le plus jeune âge, mais la plupart des interprètes (pianistes, clavecinistes et même les organistes) ne le donnent en concert et ne l’enregistrent qu’après l’avoir pétri chaque jour et en « secret ».

On aborde le Clavier bien tempéré comme les acteurs incarnent le Roi Lear de Shakespeare ou les chanteurs Le Voyage d’hiver de Schubert, une fois l’âge venu. Eprouvant pour les doigts, le cycle l’est peut-être plus encore pour le cerveau : il faut conférer à ces préludes stylistiquement si différenciés et à ces fugues complexes une cohérence générale qui n’amoindrisse pas la singularité de leurs parties. Chaque maillon du Clavier bien tempéré peut être une chose et son inverse.

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