BEETHOVEN / Quatuors op.130, Grande Fugue

Quatuor Talich (1970 – 1997)

Le sommet de la musique de chambre

Le Quatuor n° 13 en Si bémol majeur, op.130 possède six mouvements. Sa musique devient davantage flux, phénomène puissamment narratif, son devenir formel s’oppose de plus en plus radicalement à la logique classique, née avec Haydn. La Grande Fugue en Si bémol majeur, opus 133 est une lutte de l’esprit sur la matière, un combat sans vainqueur où se chevauche, se marie puis s’exclut une immensité de fantaisie poétique. Elle devient un monde dont la vigueur torrentielle outrepasse sa fonction. C’est la dernière – mais la plus grandiose – confrontation de l’expression et du contrepoint chez Beethoven.

Le public, les interprètes et les éditeurs se perdent dans ces dernières partitions, labyrinthes de la pensée, à tel point que la Grande Fugue, final originel du Treizième Quatuor est dissociée de l’œuvre. Beethoven reconnaît lui-même l’extrême complexité de la pièce et accepte de composer un nouveau finale.

Création de site web